Face à une condamnation qui pourrait la rendre inéligible, Marine Le Pen a fermement rejeté, le 31 mars, l'idée de devenir Première ministre de Jordan Bardella si sa candidature à l'élection présidentielle de 2027 se trouvait compromise. "Je ne suis pas à la recherche d’un lot de consolation", a-t-elle déclaré.
Dans une interview accordée au Parisien, la présidente des députés du Rassemblement national (RN) a balayé l'hypothèse d'un rôle au gouvernement de Matignon, affirmant que, dans l'éventualité où la justice confirmerait son inéligibilité, elle ne viserait pas ce poste.
"Il est convenu entre Jordan et moi que si la justice ne s'y oppose pas, je serai candidate à la présidentielle et il sera mon Premier ministre. Si je suis empêchée, il assumera cette fonction à ma place", a-t-elle précisé. Pour elle, l'objectif est de garantir que le candidat du RN, quel qu'il soit, récolte un score élevé au premier tour, réduisant ainsi les risques d'une absence au second tour.
Le 24 mars, Marine Le Pen avait admis que Jordan Bardella serait un bon président, tout en s'excluant de Matignon dans le cas où celui-ci serait élu à l’Élysée. Lors d'un sondage réalisé par Odoxa et publié par Public Sénat, 97 % des sympathisants du RN considéraient Bardella comme un bon prétendant, tandis que 88 % soutenaient Le Pen.
Polémique sur les drapeaux européens
Marine Le Pen a également réagi aux retraits de drapeaux européens par certains maires récemment élus sous l'étiquette RN. "C'est un choix qui leur appartient", a-t-elle déclaré en considérant que ce drapeau était devenu un symbole d'oppression contre la démocratie, une opinion qu’elle a fortement exprimée.
Finalement, Marine Le Pen saura le 7 juillet si elle pourra se présenter à l’élection présidentielle de 2027. En première instance, elle a été condamnée à cinq ans d'inéligibilité dans l'affaire des assistants parlementaires européens du Front national.







