Le parquet de Bastia a annoncé l'ouverture d'une enquête préliminaire concernant l'ancien député de Haute-Corse, Jean-Félix Acquaviva, suite à des accusations alarmantes d'« corruption passive, trafic d’influence et prise illégale d’intérêt ». Ces allégations ont été initialement relayées par une auditrice durant l'émission « Le Forum » d’ICI RCFM.
Une jeune femme, prénommée Caroline, a dénoncé un comportement qu'elle qualifie d'inapproprié, affirmant qu'Acquaviva aurait proposé des postes à des jeunes femmes en échange de faveurs sexuelles. Selon elle : « Je le sais parce qu’il m’en a proposé, il en a proposé à plusieurs femmes, et je me demande comment il peut être envisagé à la présidence de l’exécutif ».
Michaël Andreani, l’animateur de l’émission, a souligné la gravité de ces déclarations. Caroline affirme n'avoir pas porté plainte mais a mentionné des faits pouvant être corroborés par d'autres sources. « On est au moins au minimum 3 avec preuve, en plus », a-t-elle précisé, posant la question de la possibilité de porter plainte.
Me Cynthia Costa-Sigristi, avocate de Jean-Félix Acquaviva, est rapidement intervenue à l'antenne pour défendre son client. Elle a déclaré que « son client démentait entièrement les accusations portées contre lui » et a exprimé son indignation face à ce qu'elle considère comme des propos diffamatoires. Elle a également annoncé son intention de poursuivre en justice ceux qui relayent de telles accusations.
Quelques heures après cette intervention, le Procureur de la République de Bastia, Jean-Philippe Navarre, a confirmé l'ouverture de l'enquête en se basant sur les éléments rapportés dans les médias. Il a indiqué que cette enquête visera à déterminer la véracité des faits avancés et a invité les éventuelles victimes à se faire connaître. « Monsieur Acquaviva aura la possibilité d'apporter toutes les explications utiles quant aux accusations dont il fait l'objet », a-t-il précisé.
Les investigations de cette affaire ont été confiées à la Direction interdépartementale de la police nationale (DIPN) de Haute-Corse, qui est désormais chargée de recueillir les témoignages et les preuves nécessaires afin de faire la lumière sur cette affaire qui pourrait avoir des répercussions importantes pour la vie politique locale.







