Après une défaite au second tour des élections municipales à Marseille, le Rassemblement national entreprend des démarches judiciaires. Le représentant du candidat Franck Allisio signale des irrégularités qui auraient entaché le déroulement du scrutin, comme le rapporte La Provence.
Le Rassemblement national est-il en proie à une amère déception ? À peine deux semaines après le second tour des élections municipales ayant vu le maire sortant, Benoît Payan, l'emporter face à Franck Allisio (54,34 % contre 40,30 %), le parti de Jordan Bardella s'oppose aux résultats. Selon La Provence, Olivier Rioult, porte-parole de Franck Allisio et désormais élu des 11e et 12e arrondissements de Marseille, a déposé un recours devant le tribunal administratif.
Il dénonce des "pratiques irrégulières" ayant entaché les premiers et seconds tours. "Même si la campagne est achevée, il est essentiel de dénoncer ces irrégularités et soupçons de fraude", affirme-t-il dans une interview au Figaro. La campagne marseillaise avait déjà été tumultueuse, le RN ayant documenté plusieurs anomalies, notamment la présence de supercentenaires sur les listes électorales. Ce dernier souligne que certaines signatures sur les cahiers d’émargement sont suspectes, évoquant pas moins de 1 800 signatures "problématiques".
Une procédure qui rend possible le cumul de mandats
Olivier Rioult est résolu à mener cette procédure à son terme, arguant qu'il est inacceptable d'accepter à Marseille ce qui serait considéré comme inacceptable ailleurs en France. Ce recours permet à Franck Allisio de maintenir ses différents mandats. En tant que leader de l'opposition municipale, Allisio est également député, ayant été réélu en juin 2024 dans les Bouches-du-Rhône, et conseiller régional. Le dépôt de ce recours suspend l'application de la loi sur le non-cumul de mandats, permettant ainsi à Allisio de conserver toutes ses fonctions jusqu'à l'audience prévue devant le tribunal administratif de Marseille.







