Le ministère israélien de l'Énergie a confirmé la reprise de l'exploitation du champ gazier Leviathan, situé à proximité d'Haïfa, après une pause temporaire liée à la montée des tensions au Moyen-Orient. Ce gisement, riche d'environ 600 milliards de mètres cubes, est fondamental non seulement pour Israël, mais aussi pour des pays voisins comme l'Égypte et la Jordanie.
Au cours d'une récente déclaration, le ministre de l'Énergie, Karine Elharrar, a précisé : "Face à l'évaluation sécuritaire actuelle, la décision de relancer la plateforme Leviathan a été prise pour garantir l'approvisionnement en gaz naturel, essentiel à notre économie." Avec cette reprise, Israël espère non seulement stabiliser son propre marché de l'énergie, mais aussi renforcer ses relations énergétiques avec ses partenaires régionaux, souvent soumis à des fluctuations dues aux tensions géopolitiques.
Un gisement stratégique
Découvert en 2010 et opérationnel depuis 2019, le champ Leviathan, détenu en partie par le géant américain Chevron (29,66 %), NewMed Energy (45,34 %) et Ratio Energies (15 %), a été suspendu en raison de la crainte de frappes de missiles pendant la guerre, qui a éclaté fin février suite à des opérations israélo-américaines contre l'Iran.
La décision de redémarrer l'exploitation intervient alors même qu'Israël continue à maintenir ses autres champs gaziers, malgré un contexte mondial de marché énergétique tumultueux, caractérisé par l'influence de l'Iran sur le détroit d'Ormuz. Selon des experts, comme ceux du BFMTV, cette reprise est essentielle pour aider Israël à amortir les effets de la crise énergétique mondiale.
En parallèle, le champ gazier de Tamar, situé plus au sud, continue de jouer un rôle crucial, couvrant presque entièrement la consommation intérieure du pays, estimée entre 12 et 13 milliards de mètres cubes par an. Bien que l'exploitation de Karish ait été suspendue, des expertises sont en cours pour évaluer leur potentiel de contribution future.
Alors que la production de Leviathan représente une part appréciable des ressources gazières de la Méditerranée, certains analystes avertissent néanmoins que des investissements supplémentaires pourraient être nécessaires pour garantir une sécurité énergétique durable dans la région.







