Rima Hassan, l'eurodéputée de La France insoumise, se retrouve au centre d'un tourbillon médiatique après sa récente garde à vue pour apologie du terrorisme. Ce vendredi 3 avril, elle est convoquée au siège de la police judiciaire de Paris pour un rendez-vous avec la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP), dans un dossier distinct de celui qui a conduit à son arrestation précédemment, selon CNews.
Après une longue journée à être interrogée, elle est ressortie libre la nuit dernière, avec une convocation pour comparaître devant la justice le 7 juillet. Cette enquête fait suite à un tweet controversé faisant référence à Kozo Okamoto, l'un des auteurs d'un attentat à l'aéroport de Tel-Aviv en 1972. Le message, depuis supprimé, avait suscité des interrogations sur son contenu.
Des substances suspectes et des accusations de fausses informations
Lors de sa garde à vue, les enquêteurs ont trouvé des substances qui pourraient correspondre, d'un côté, au CBD, légal en France sous certaines conditions, et, de l'autre, à de la cathinone, une molécule associée à la fabrication de drogues de synthèse. Le parquet a choisi de séparer ces éléments du dossier principal, comme l'indique CNews.
Rima Hassan conteste ces accusations, affirmant qu'il n'y avait que du CBD, qu'elle utilise à des fins médicales. À cet égard, son avocat a dénoncé la circulation de « nombreuses fausses informations » dans les médias, affirmant que cela visait à nuire à la réputation de l'eurodéputée. Il a même demandé des investigations concernant les fuites d'informations ayant circulé sur l'affaire.
Cette situation, qui soulève de vives réactions au sein du paysage politique français, pourrait avoir des répercussions sur l'image de l'eurodéputée et sur son rôle au sein de son parti. Des experts en communication politique affirment que les accusations portées contre elle pourraient influencer son avenir politique, renforçant ainsi le débat sur la liberté d'expression et les conséquences à l'ère des réseaux sociaux.







