Dans une récente interview accordée au Parisien, le coordinateur national de la France insoumise, Manuel Bompard, évoque la possibilité de créer un Nouveau front populaire en vue de l'élection présidentielle de 2027. Cependant, son initiative semble délibérément exclure le Parti socialiste, ne s'adressant qu'aux écologistes et aux communistes.
Manuel Bompard a lancé un appel fort aux forces de gauche, intéractif notamment avec les écologistes et les communistes, lors de son entretien au Parisien. L'idée est de mettre en place une "candidature commune" pour la présidentielle, mais il évoque également d'autres scrutins à venir, comme les législatives et les sénatoriales. Le silence vis-à-vis du PS semble parler de lui-même : cette proposition ne leur est pas destinée.
"Nous invitons ceux qui croient encore au programme du NFP à se joindre à nous pour constituer une nouvelle alliance populaire", a déclaré Manuel Bompard, insistant sur l'importance d'unir le plus grand éventail de forces possibles. Son appel ne se limite pas aux partis politiques, mais s'étend aussi aux syndicalistes, aux militants associatifs, aux artistes et aux intellectuels.
Sans citer le PS, Bompard assure qu'il cherche à bâtir "une alliance positive pour tous" en mettant en lumière les performances des candidats LFI aux récentes élections municipales.
Il remonte les succès des Insoumis en Seine-Saint-Denis, où tous les maires communistes ont été réélus ainsi qu'un maire insoumis dans deux municipalités. "C'est l'un des rares départements où le PCF a vu son influence se renforcer", note-t-il.
Bompard appelle les écologistes à réfléchir sur leurs récents échecs électoraux
Manuel Bompard, ne négligeant pas le Parti écologiste, a également fait une observation stratégique. Il semble vouloir capitaliser sur les insuffisances électorales des Verts pour convaincre Marine Tondelier de revenir auprès des Insoumis. "Elle a fait le choix d'une alliance avec le Parti socialiste, qui a coûté cher au Parti écologiste, entraînant la perte de six des huit villes remportées en 2020", affirme-t-il. En effet, à Strasbourg et Poitiers, le PS a même choisi de s'allier avec des macronistes pour éliminer les maires écologistes sortants. Pour Bompard, l'enjeu dépasse la simple campagne électorale et pourrait marquer l'essor futur de l'écologie politique, potentiellement à travers cette alliance populiste qu'il prône.
Si des négociations aboutissent, Bompard n'exclut pas qu'un accord soit finalisé avant l'été, ouvrant la voie à une recomposition significative à gauche.







