À peine une semaine après sa prise de fonction, Angelo Tonolli, le maire d'Abbeville, se retrouve face à un défi de taille : redresser des finances communales en difficulté. Lors d'une réunion cruciale, ce membre divers gauche a exprimé sa déception envers l'ancien maire, Pascal Demarthe, qui était en poste de 2020 à 2026. "Je me suis senti dupé. Pendant sa campagne, il promettait de ne pas augmenter les impôts, tout en cachant un déficit considérable. Cela remet en question la crédibilité de ses engagements", a déclaré Tonolli, visiblement frustré.
Un constat alarmant
Les premiers chiffres issus de l'analyse financière ont été saisissants : Gilles Desesquelles, nouvel adjoint au maire chargé des finances, a révélé une dette de 1,6 million d'euros. "C'était inattendu. Ce déficit était caché, et nous devons maintenant travailler d'arrache-pied pour rétablir l'équilibre budgétaire", souligne Desesquelles. Pour cela, des mesures drastiques ont été prises, incluant un gel des investissements pour le musée départemental de la mémoire, ainsi qu'une réduction de 5 % des budgets non liés au personnel.
Vers une gestion rigoureuse
Angelo Tonolli a affirmé son intention de maintenir ses engagements de campagne, en particulier en ce qui concerne les initiatives de vie associative et la démocratie participative. Toutefois, il a également été clair sur les conséquences : "Des augmentations de tarifs sont inévitables, et certains départs en retraite ne seront pas renouvelés", a-t-il précisé. En parallèle, il a insisté sur le fait que le bon sens doit primer : "Nous devons chercher toutes les pistes d'économies possibles", a-t-il ajouté, manifestant déjà un sentiment de devoir "faire le sale boulot" pour redresser la barre.
Alors qu'une réunion intercommunale est prévue pour mieux comprendre la situation budgétaire élargie, les habitants d'Abbeville s'inquiètent de l'impact de ces mesures sur leur quotidien. Pour le nouveau maire, la route vers un budget équilibré est semée d'embûches et nécessite une transparence totale envers ses concitoyens, car "il doit également être informé des réalités financières de la communauté pour prendre des décisions éclairées", conclut-il.







