Le gouvernement a décidé d'une revalorisation des retraites de base, fixée à 0,8 %, qui sera appliquée au 1er janvier 2025. Bien que cette augmentation soit actée, elle suscite un certain mécontentement chez les millions de Français concernés.
Un ajustement contesté
Le pourcentage de revalorisation a été intégré dans un amendement du Sénat au projet de loi de finances de la Sécurité sociale (PLFSS). Selon un article d'Ouest-France, cette décision résulte d'un arbitrage entre le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez, et le Premier ministre. La sénatrice Pascale Gruny a par ailleurs confirmé cette information.
Ce revirement fait suite à une annonce antérieure de report à juillet 2025. Face au mécontentement généralisé, le gouvernement a opté pour une hausse à partir du début de l'année, même si celle-ci reste inférieure à ce qui était attendu. Initialement, le mode de calcul aurait dû prévoir une augmentation de 1,1 % basée sur l'inflation constatée à 2,2 % par l'Insee. Cependant, le gouvernement a choisi d'appliquer seulement la moitié de ce chiffre.
Des choix stratégiques
Le cabinet du Premier ministre a justifié cette approche en se basant sur des prévisions d'inflation pour 2025. En anticipation d'un ralentissement économique, la revalorisation prévue a été ajustée à la baisse, ce qui constitue une perte pour de nombreux retraités. Cela reste néanmoins plus favorable que le report initial qui aurait été de six mois.
Cependant, une mesure positive a été mise en place pour protéger les petites retraites. Pour celles dont le montant brut ne dépasse pas 1 524 euros (base + complémentaires), une augmentation similaire de 0,8 % sera appliquée.







