Le gouvernement cubain a déclaré, le 2 avril, avoir libéré 2 010 détenus pour la Semaine sainte, un geste qui vise à répondre à des tensions croissantes avec les États-Unis et à une crise économique persistante. Cette décision fait suite à l'engagement pris le mois précédent de libérer 51 prisonniers grâce à l'intermédiaire du Vatican.
Le communiqué officiel, diffusé par la télévision nationale, qualifie cette grâce de « geste humanitaire et souverain », précisant qu'elle s'inscrit dans le cadre des célébrations religieuses de la période. Malgré l'absence de détails sur les individus concernés, il est indiqué que ces prisonniers ont « purgé une partie importante de leur peine » et ont démontré « une bonne conduite en prison ».
Le communiqué souligne également que parmi les bénéficiaires se trouvent « des jeunes, des femmes, et des personnes âgées de plus de 60 ans », ainsi que « des étrangers et des citoyens résidant à l'étranger ». Toutefois, des exceptions ont été notées, avec des exclusions pour « les récidivistes et les multirécidivistes », ainsi que les détenus pour des crimes graves tels que l'agression sexuelle et le trafic de drogue.
Ce geste marque la cinquième grâce accordée par le gouvernement cubain depuis 2011, permettant à plus de 11 000 personnes d'être libérées durant cette période.
Des relations tendues avec Washington
Cuba se trouve sous la pression d'un blocus économique imposé par les États-Unis, aggravé par la crise énergétique actuelle. L'administration américaine, dirigée par Donald Trump, a intensifié les sanctions, entraînant des difficultés économiques pour l'île. Ce contexte a conduit La Havane à entamer des discussions avec Washington, soulignant la complexité des relations bilatérales.
Récemment, un pétrolier russe a accosté dans le port de Matanzas, marquant la première livraison de pétrole à Cuba depuis janvier, mettant en évidence des alternative possibles face à l'embargo américain. La Russie a par la suite annoncé un second envoi de pétrole, ce qui pourrait apporter un certain soulagement à Cuba.
En parallèle, le groupe de défense des droits de l'homme, Justicia11J, a mentionné la libération imminente de 14 personnes arrêtées lors des manifestations de juillet 2021, suivant l'annonce de la libération de deux autres individus.







