Le parquet de Paris a décidé d'ouvrir une enquête pour "injure publique" à caractère raciste après les attaques subies par Bally Bagayoko, maire LFI de Saint-Denis, au cours d'une émission diffusée sur CNews fin mars. Cette décision a été annoncée le 2 avril, suite à la plainte déposée par l'élu mercredi dernier.
Parallèlement, le préfet de Seine-Saint-Denis a également demandé à se constituer partie civile dans cette affaire. Une enquête distincte a été lancée pour étudier les actes de cyberharcèlement dont Bagayoko a été victime.
Le ministère public a noté la prolifération de commentaires sur le réseau social X ciblant l'élu en raison de sa couleur de peau, après la diffusion de l'émission "100% politique" des 27 et 28 mars.
la campagne de haine relayée par l'extrême droite
Le parquet a confié ces enquêtes à l'Office central de lutte contre la haine en ligne (OCLCH). Élu dès le premier tour des élections municipales, Bally Bagayoko est devenu la cible d'attaques orchestrées principalement par des personnalités d'extrême droite sur les réseaux sociaux. Un débat sur CNews, axé sur ses premiers jours de mandat, a également alimenté cette polémique.
Le présentateur de l'émission a suggéré que le maire cherchait à "pousser les limites", une affirmation à laquelle le psychologue Jean Doridot a répondu en évoquant les dynamiques sociales humaines et l'importance de l'autorité dans les communautés.
D'autres acteurs politiques, notamment des membres de la France Insoumise (LFI) et des associations antiracistes, ont dénoncé ces remarques et ont saisi l'Arcom, l'autorité de régulation de l'audiovisuel, qui va examiner les extraits signalés. CNews, de son côté, a nié toute responsabilité, affirmant qu'aucun propos raciste n'avait été tenu sur son antenne.







