Ce jeudi 2 avril, l'atmosphère est tendue au sein de La France Insoumise (LFI). L'eurodéputée Rima Hassan a été arrêtée et placée en garde à vue pour des accusations d'apologie du terrorisme, révélées par des sources proches de l'enquête, y compris une confirmation de BFMTV. Selon des rapports, une petite quantité de cathinone, une drogue de synthèse, a également été découverte sur elle.
La mobilisation des Insoumis se fait ressentir. Jean-Luc Mélenchon, sur X, a dénoncé "la police politique" qui a décidé d'infliger une nouvelle garde à vue à Hassan pour "un retweet". "Y a-t-il vraiment encore une immunité parlementaire en France ?", s'interroge-t-il.
Rima Hassan avait, le 26 mars, posté un message en soutien à Kozo Okamoto, un homme condamné pour un attentat en 1972 à l'aéroport de Lod en Israël. Elle a déclaré : "Tant qu'il y aura oppression, la résistance ne sera pas seulement un droit, mais un devoir." Ce tweet a déclenché une réaction immédiate, entraînant le déclenchement de l'article 40 par Matthias Renault, député RN, indiquant des faits possibles d'infraction pénale.
Défense des droits civiques et critique de l'immunité parlementaire
Les membres de LFI expriment leur indignation face à cette situation. Mathilde Panot, cheffe de file à l'Assemblée nationale, a dénoncé le non-respect de l'immunité parlementaire de Rima Hassan, considérant cela comme une atteinte aux libertés fondamentales. Son équipe de soutien a déclaré à BFMTV que "Rima Hassan a toujours répondu aux convocations judiciaires, mais ce harcèlement vise à réduire au silence les voix en faveur des droits des Palestiniens".
De plus, Sophia Chikirou, une proche de Rima Hassan, a exprimé sa colère face à ce qu'elle considère comme une "instrumentalisation de la police et de la justice" pour intimider ceux qui défendent la cause palestinienne. Cette perception d’une répression ciblée suscite une grande inquiétude parmi les militants des droits de l'homme en France.
Avec cette affaire qui fait la une des journaux, les Insoumis semblent déterminés à ne pas céder et à soutenir leur collègue à tout prix, affirmant que la lutte pour les droits de l'homme doit continuer inébranlablement, quelles que soient les pressions externes.







