Le droit international, sans autorité supranationale, ne peut être dissocié du politique, souvent en conflit. Dans des cas comme celui de l'Iran, la décision politique ultime prévaut sur les normes juridiques.
La situation entourant la guerre d'Iran est plus que complexe, avec des tensions croissantes entre les États-Unis et leurs alliés européens. Ces derniers, souhaitant éviter un engagement prolongé jusqu'à ce que le conflit soit résolu, se disent frustrés de ne pas avoir été consultés lors de la décision du 28 février. Ils arguent que cette guerre constitue une « violation du droit international ».
Malgré le soutien des gardiens de l'ordre international pour Téhéran, il est crucial de considérer le contexte. L'Iran a été impliqué dans des campagnes terroristes et affiche un programme balistique-nucléaire menaçant, notamment envers Israël. Ces actions soulèvent des questions sur la légitimité du droit international lorsque le régime lui-même enfreint les normes établies.
Un droit… horizontal
Examinons le rapport entre le droit, la légalité internationale et le Politique. Pour le philosophe Julien Freund, le Politique est une essence, engageant les institutions à garantir la sécurité et la coopération. Il définit également l'ennemi comme une condition indispensable de l'action politique. Ce qui différencie le Politique d'autres sphères comme l'économie ou la morale.
Contrairement au Politique, le droit ne peut exister sans une autorité qui impose des règles. Il est donc peu contraignant par lui-même. Les conventions internationales reposent sur des promesses d'États, créant un cadre de légitimité qui reste horizontal, sans véritable pouvoir central pour trancher les conflits.
Sur cette question, la nature même du Conseil de Sécurité de l'ONU avec son droit de veto révèle les limites du droit international, laissant place aux interprétations politiques qui peuvent souvent ignorer les lois en vigueur.
Automatisme
En examinant le conflit entre l'Iran et l'alliance israélo-américaine, il est intéressant de noter que les critiques de l'intervention militaire semblent oublier que ce conflit est d'une nature hybride. Il ne s'agit pas simplement d'une guerre issue d'une décision unilatérale. Les actions du régime d'Iran dans la région ont eu des répercussions durables, alors que son non-respect des normes juridiques demeure inexprimé.
Il est révélateur de voir comment l'expression « violation du droit international » est souvent utilisée sans contexte. Dans la réalité historique, il existe des circonstances exceptionnelles qui peuvent suspendre l'application stricte des normes, laissant alors le Politique décider sans les entraves du droit positif. Cette dynamique rappelle que le pouvoir politique peut transcender les lois établies dans des moments décisifs. Un choix s'impose alors : agir avec détermination tout en maintenant la clarté morale.







