Kim Yo Jong, la sœur de Kim Jong Un, a réagi ce lundi en qualifiant de "sage décision" les regrets exprimés par le président sud-coréen, Lee Jae Myung, concernant l'envoi de drones en Corée du Nord par des civils.
Dans un communiqué diffusé par l'agence officielle KCNA, elle a salué cette prise de conscience : "Le président de la République de Corée a personnellement exprimé des regrets et évoqué une mesure pour éviter toute récidive. Notre gouvernement considère cela comme une décision heureuse et sage".
Initialement, Séoul avait nié toute implication dans cette incursion de drones survenue en janvier, suggérant qu'il s'agissait d'une initiative civile. Cependant, Lee Jae Myung a depuis reconnu qu'une enquête avait mis en lumière l'implication de certains responsables gouvernementaux.
Pyongyang avait alors annoncé l'abattage d'un drone suspect chargé de "matériel de surveillance" près de Kaesong, à proximité de la frontière intercoréenne, tout en promettant une réponse "terrible" en cas de nouvelles violations. Par ailleurs, trois civils sud-coréens ont été inculpés à la suite de cet incident.
Lee a précisé : "Un incident impliquant des drones civils, qui n'aurait pas dû se produire, a eu lieu sous cette administration. Il a été confirmé qu'un responsable du Service national de renseignement et un militaire en fonction étaient impliqués".
En réponse, Kim Yo Jong a interprété les regrets de Lee comme une "manifestation de franchise et d'ouverture d'esprit". Cependant, elle a également mis en garde Séoul contre toute "provocation inconsidérée", rappelant que la Corée du Sud serait tenue responsable en cas de nouvelles actions portant atteinte à la souveraineté nord-coréenne.
"La République de Corée doit être consciente qu'elle devra en payer le prix si une telle provocation se reproduit", a-t-elle averti.
Depuis son investiture l'année dernière, Lee Jae Myung a exprimé le souhait de renouer le dialogue avec le Nord. Toutefois, Kim Jong Un, qualifiant Séoul d'"ennemi le plus hostile", a jusqu'à présent rejeté cette offre de discussion.
Il est à noter que les deux nations n'ont jamais signé de traité de paix à la suite de la guerre de Corée (1950-1953), qui s'est conclue par un armistice.







