Sophie Binet, la secrétaire générale de la CGT, appelle à l'instauration d'un "prix maximum à la pompe de 1,70 euro". Son avis a été exprimé durant une interview à Ouest-France, juste avant une réunion cruciale entre les syndicats et les ministres de l'Économie, du Travail et de l'Énergie.
Face à un contexte où les prix des carburants dépassent les 2 euros le litre en raison du conflit au Moyen-Orient, elle propose de "fixer un prix maximum à la pompe", appelant à une régulation des prix pratiqués par les pétroliers. "Ils réalisent des marges considérables", souligne Binet, en ajoutant qu'en mars, TotalEnergies avait enregistré un milliard d'euros de bénéfices grâce à cette situation, comme l’a rapporté France Info.
La CGT milite également pour le rétablissement des tarifs réglementés pour le gaz et l’électricité, insistant sur la nécessité de les baser sur les coûts de production plutôt que sur le marché, une position soutenue par plusieurs experts économiques comme ceux de l’Institut Montaigne.
Reçue à Bercy, Sophie Binet et ses collègues des autres centrales syndicales, dont la CFDT et FO, vont demander une régulation stricte des prix et une augmentation généralisée des salaires, incluant une attention particulière pour les aides à domicile. La hausse des coûts énergétiques impacte fortement des professionnels du secteur social, majoritairement des femmes, dont le travail dépend des déplacements.
Une pétition lancée par une aide à domicile, membre de la CGT, intitulée "Je refuse de payer pour travailler", a rassemblé plus de 50 000 signatures en seulement quelques jours, montrant combien la nécessité d’un changement est ressentie sur le terrain.
Les dernières données des stations-service indiquent que le gazole se vend à 2,282 euros le litre, en forte hausse par rapport à 1,72 euro avant le début des hostilités au Moyen-Orient, d’après une analyse effectuée par l’AFP.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a récemment promis des aides ciblées, contribuant à calmer les inquiétudes des consommateurs. En parallèle, le ministère de l'Économie a annoncé un "prêt flash carburant" via Bpifrance, qui vise à soutenir la trésorerie des PME touchées par cette flambée des prix.







