Donald Trump n’a jamais fait preuve de mesure dans ses déclarations. Toutefois, ses récents propos au sujet de l'Iran ont dépassé les bornes, renforçant les critiques sur sa santé mentale.
« Ouvrez le putain de Détroit, espèce de tarés, ou vous vivrez en Enfer – VOUS ALLEZ VOIR ! », a posté Donald Trump sur sa plateforme Truth Social le 5 avril 2026. Il a ensuite ajouté : « Gloire à Allah. » Le 7 avril, il a menacé l’Iran en déclarant : « Une civilisation entière va mourir ce soir. » En réponse à ces propos préoccupants, la porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, a assuré : « Le président seul sait où nous en sommes et ce qu’il va faire. »
Le président républicain se distingue par une personnalité « sans filtre », que ses proches interprètent comme une stratégie pour dérouter ses adversaires. Pour ses partisans, cela traduit son authenticité. À l'inverse, ses opposants remettent en question sa santé mentale, certains, comme l'élue démocrate Alexandria Ocasio-Cortez, dénonçant son « effondrement » mental.
Il est « devenu fou » selon une ex-alliée
« Le temps est venu de dire non » au président, a exprimé l'influent commentateur d'extrême droite Tucker Carlson, s'adressant à l'administration de la Maison-Blanche et à l'armée. L'ex-députée trumpiste Marjorie Taylor Greene, désormais critique, a qualifié Trump de « devenu fou ». Partageant l'avis de nombreux démocrates, cette figure de l'extrême droite a plaidé en faveur du 25e amendement, qui pourrait permettre de destituer un président jugé inapte à assumer ses fonctions. La sénatrice républicaine Lisa Murkowski s’est aussi dite préoccupée par les menaces de Trump, les qualifiant de « pas excusables ».
Ses propos sont souvent contradictoires. Lors d'un même discours, Trump menace d'anéantir l'Iran tout en évoquant une possible diplomatie, terminant par : « Que Dieu bénisse le grand peuple d'Iran. » Concernant le « putain de détroit d'Ormuz », le président, au plus âgé jamais élu aux États-Unis à 79 ans, prétend que son sort ne l'inquiète guère. Ce dernier a aussi multiplié les évolutions sur la raison de l'opération militaire lancée le 28 février, passant d’un « changement de régime » à un simple « régime » déjà en déroute.
De plus en plus cru
Son langage se fait de plus en plus agressif. Récemment, Trump a affirmé que l’armée américaine avait « botté le cul » de l’Iran. Ses excès vont au-delà du conflit. Lors d'un déjeuner privé, une vidéo involontairement diffusée par la Maison-Blanche montre Trump se moquant d’Emmanuel et Brigitte Macron, déclarant : « Macron, que sa femme traite extrêmement mal… Il se remet encore du coup de poing qu’il a pris à la mâchoire. » Il a également exprimé sa joie à l'annonce du décès de Robert Mueller, l'ancien procureur chargé de l’enquête sur une possible collusion entre Moscou et son équipe lors de la campagne de 2016 : « Je suis content qu’il soit mort. »
Au-delà de ces excès verbaux, le mélange étrange de sujets qu'opère Trump pendant ses interventions publiques surprend, dans un contexte où le déclin de l'ancien président démocrate Joe Biden a dominé la scène politique. Lors d'une traditionnelle chasse aux œufs de la Maison-Blanche, tout en s'adressant à des enfants et sous le regard d’une mascotte en forme de lapin géant, il a évoqué la guerre avec un ton qui semblait enjoué, insinuant que l’Iran n’était « pas du tout si fort que ça ». Il est également commun qu'il mêle des sujets comme le conflit au Moyen-Orient à ses projets de décoration, tels que l’ajout d’une salle de bal à la Maison-Blanche.
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