Le cours du pétrole a chuté de plus de 15 % ce 8 avril, à la suite de l'annonce d'un cessez-le-feu, permettant au West Texas Intermediate (WTI) de descendre à 95,55 dollars. Pour la référence mondiale, le baril de Brent a, lui, chuté à 92,85 dollars. Ce retournement a été accueilli avec soulagement par les investisseurs, alors que l'angoisse qui pesait sur les marchés commence à se dissiper.
En effet, dans une déclaration sur les réseaux sociaux, le président américain a indiqué qu'il était disposé à suspendre les attaques contre l'Iran, à condition que ce dernier rouvre complètement le détroit d'Ormuz. En réponse, Téhéran a évoqué des négociations pour stabiliser la situation à compter de vendredi.
Des investisseurs soulagés, mais prudents
Le détroit d'Ormuz représente environ 20 % du transport mondial de brut. Avant ces dernières annonces, le prix du WTI avait enregistré près de 70 % de hausse depuis le début du conflit. L'analyste Stephen Innes, de SPI Asset Management, souligne que le marché commence à retrouver un équilibre en raison de la diminution de la prime de risque. Cependant, il insiste sur le fait que des actions concrètes doivent suivre ces déclarations diplomatiques.
Les investisseurs étaient en effet en attente d'indices positifs depuis plusieurs semaines. Michael Brown, courtier pour Pepperstone, confirme que tant que le trafic dans le détroit ne sera pas rétabli, il serait prématuré de parler de la durabilité de cette baisse des prix.
En France, bien que pressentant une possible baisse des prix à la pompe, les consommateurs ne devraient pas ressentir d'effet immédiat. Un nombre important de navires reste en attente de franchir le détroit d'Ormuz. De plus, la situation reste tendue, avec 18 % des stations-service françaises ne proposant pas de carburant, principalement en raison de l'impact des prix plafonnés par TotalEnergies.
Alors que la situation continue d'évoluer, il reste à voir si cette accalmie géopolitique se traduira rapidement par un allègement des prix pour les consommateurs français. Pour l’instant, la prudence est de mise et les marchés demeurent en alerte.







