Inflation et flambée à la pompe
Au cœur des revendications, les ambulanciers exigent une revalorisation de leur tarif à l'Assurance maladie, actuellement fixé à 64 euros de l'heure depuis 2018 en pré-hospitalier. Le syndicat de la Chambre nationale des services d'ambulances (CNSA) souligne que cette somme est devenue insuffisante face à l'augmentation constante des coûts, exacerbée par la hausse des carburants. "C'est le coup de grâce, nos trésoreries sont en danger", s'inquiète Frédéric Coquet, président de la CNSA dans les Ardennes, faisant écho aux difficultés économiques sans précédent que ressent la profession.
Les nouvelles aides gouvernementales comme le "prêt flash carburant" semblent inadaptées, selon Frédéric Coquet, qui affirme : "Si cela continue, nous risquons de nous retrouver encore plus fragilisés, alors que cela fait des années que nous demandons une attention particulière pour nos coûts." La CNSA appelle donc non seulement à une revalorisation tarifaire, mais également à un déblocage d'une aide d'urgence. En fait, le nombre d'entreprises d'ambulances ayant déposé le bilan a bondi de 33% en 2025 par rapport aux années précédentes.
Une vingtaine d'ambulances attendues à Charleville-Mézières
Ce mercredi 8 avril, les ambulances privées continuent d’assurer les services d’urgence pour les hôpitaux des Ardennes et de la Marne. "Nous ne pouvons pas négliger nos patients", insiste Frédéric Coquet. Cependant, une vingtaine d’ambulances est attendue pour défiler à Charleville-Mézières à partir de 10h00, entre l'hôpital Manchester et l'Agence régionale de santé, en passant par la Sécurité sociale et la préfecture des Ardennes.
Cette mobilisation n’a pas pour but de bloquer la circulation ou de perturber l’hôpital. Néanmoins, il est à noter que les trajets pour les sorties d’hospitalisation pourraient être suspendus jusqu’à la fin de la journée de mercredi, restreignant ainsi certains services dans les départements de la Marne et des Ardennes.







