Le navire, arraisonné en Méditerranée en mars, a quitté les eaux françaises, jeudi 16 avril, après le paiement d’une amende.
Le pétrolier Deyna, intercepté en mars par la marine française, a quitté les eaux de Fos-sur-Mer après avoir réglé une amende. Annoncé le 16 avril par les autorités, cet événement fait suite à une enquête menée par le tribunal judiciaire de Marseille, qui a condamné la société propriétaire à une amende pour « non-justification de la nationalité du navire », comme rapporté par plusieurs médias dont Le Monde.
Cette sanction financière contribue aux finances de l’agence dédiée à la gestion de la confiscation des avoirs. La société, basée à Hong Kong d’après certaines sources, est maintenant tenue d’obtenir un nouveau pavillon pour le navire.
Le Deyna, qui naviguait sous pavillon mozambicain au moment de son interception, a quitté les eaux françaises après que le préfet des Bouches-du-Rhône a levé l'interdiction. Actuellement, le pétrolier se dirige, selon plusieurs sites de suivi maritime, vers la Chine.
« Plusieurs millions d'euros » d'amende pour un autre pétrolier
Ce navire a été intercepté le 20 mars dernier au large des Baléares par les autorités françaises, dans le cadre d'une opération contre la flotte fantôme russe qui contourne les sanctions imposées à Moscou. Emmanuel Macron a récemment réaffirmé l'engagement de la France à ne pas laisser passer de telles activités illégales.
Un autre pétrolier, le Grinch, avait subi des mesures similaires et avait été immobilisé durant près d'un mois, avant de quitter le port après le paiement d'une amende s'élevant à plusieurs millions d'euros, comme précisé par Jean-Noël Barrot, le ministre des Affaires étrangères.
En septembre dernier, un premier navire, le Boracay, avait déjà été arraisonné alors qu'il naviguait sans pavillon, utilisant un faux pavillon béninois. Son commandant a été condamné à une peine de prison et à une amende conséquente.
Pour lutter plus efficacement contre ces infractions, la France envisage de durcir les sanctions, comme l'a suggéré le ministère de la Mer, afin de protéger la législation maritime française tout en envoyant un message clair contre l’utilisation des voies maritimes pour contourner les sanctions liées à la guerre en Ukraine.







