L'agence britannique de sécurité maritime UKMTO a rapporté que des vedettes des Gardiens de la Révolution islamique (IRGC) ont ouvert le feu sur des navires commerciaux sans préavis radio. Ce nouvel incident survient alors que l'Iran a récemment annoncé son intention de bloquer le détroit d'Ormuz, une voie commerciale clé, après un bref rétablissement des passages.
Ce samedi, Téhéran a affirmé avoir rétabli « le strict contrôle » du détroit d'Ormuz, réagissant ainsi au blocus américain qui cible ses ports. Cette décision marque un revirement par rapport à l'annonce précédente de réouverture de cette route maritime vitale.
Des informations fournies par le UKMTO indiquent que l'un des navires, le Sanmar Herald, battant pavillon indien, a été touché par un tir non identifié, causant des dommages à certains conteneurs. Fort heureusement, aucun blessé n'est à déplorer parmi l'équipage et le navire a réussi à rester à flot.
Selon la société de renseignement maritime Vanguard Tech, ce pétrolier a été approché par deux patrouilleurs de l'IRGC sans avertissement radio préalable, et des coups de feu ont été tirés, blessant uniquement les vitres de la passerelle.
« Nous menons une opération, nous allons tirer »
Un autre bâtiment, le Mein Schiff 4, battant pavillon maltais, a été témoin d'un projectile tombant à proximité alors qu'il naviguait près d'Oman. Le capitaine a révélé avoir reçu des communications des unités de l'IRGC déclarant : « Nous menons une opération, nous allons tirer et vous détruire ». Heureusement, aucun dommage n'a été reporté à bord.
Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei, qui s'est fait discret depuis sa nomination, avait prévenu par écrit que sa marine était prête à infliger de nouveaux revers à l'ennemi.
Notons que plusieurs des navires suivis au départ du détroit figuraient sur la liste des sanctions américaines. En réponse à ces tensions, certains vaisseaux ont prétendu être en transit sous les drapeaux indien ou chinois, symbolisant une forme de neutralité.
La société d'analyse maritime AXSMarine a estimé qu'entre 108 et 116 millions de barils de pétrole brut demeurent actuellement en mer dans le Golfe. Les experts estiment que la réouverture totale pourrait permettre à cette cargaison de passer dans un délai de six à huit jours, bien que les expéditions aux marchés asiatiques puissent prendre plusieurs semaines.







