Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, a affirmé que son parti se préparait pour une victoire aux élections présidentielles de 2027. Il considère que cette victoire serait également celle de toutes les nations d'Europe.
Ce samedi 18 avril, le groupe souverainiste, les Patriotes pour l'Europe (PfE), a rassemblé des sympathisants sous les arches du célèbre Duomo de Milan, un monument symbolique de la chrétienté. Intitulé «Sans peur : en Europe, patrons chez nous», l'événement visait à débattre d'enjeux tels que l'immigration, la sécurité et les normes de l'Union européenne jugées de plus en plus contraignantes.
Ce meeting intervient peu après la défaite de Viktor Orbán en Hongrie, une figure maitresse de l'alliance. C'est dans ce contexte que divers leader européens, dont Matteo Salvini, Geert Wilders et Afroditi Latinopoulou, ont pris la parole.
Lors de cet événement, Jordan Bardella, bien que moins véhément que certains intervenants, ne cache pas ses ambitions. Il a confié à La Tribune dimanche qu'il cherchait à «transformer l'orientation de l'Europe» plutôt que de s'engager dans d'interminables débats anti-wokisme.
Les intervenants n'ont cependant pas mâché leurs mots. L'animateur Mario Giordano et Geert Wilders ont notamment proféré des critiques acerbes contre l'islam et d'autres sujets sociétaux, relatent nos confrères de La Tribune et Franceinfo.
Dans un discours d'une douzaine de minutes, prononcé en italien, Bardella a exprimé son admiration pour l'Italie, évoquant également le mandat de Salvini, qui, selon lui, a joué un rôle crucial dans la lutte contre l'immigration illégale. Avec des intentions de vote pour ce dernier désormais estimées entre 6 et 8% pour les élections de 2027, la situation reste tendue.
Concernant l'absence de Marine Le Pen, Bardella a minimisé l'incident, affirmant que les choses sont simplement bien organisées entre eux. Tout en se projetant à Matignon ou à l'Élysée, il a déclaré avec assurance : «Notre victoire à la prochaine présidentielle est proche». Il a également souligné que cette victoire transcenderait les frontières françaises, plaidant pour un renouveau honorant la fierté nationale.







