À l'approche de la sortie de son ouvrage le 23 avril, Gabriel Attal ouvre un volet inédit de sa relation avec le président Emmanuel Macron. Dans En homme libre, édité par les éditions de l'Observatoire, Attal y formule ses idées politiques tout en évoquant les défis rencontrés à Matignon, alors que la question d'une candidature unique pour l'élection présidentielle de 2027 se cristallise au sein du paysage politique français.
Le livre marque une volonté de Gabriel Attal de se distancer de Macron et d'amorcer son projet présidentiel, en amorçant des discussions avec des figures clés comme Édouard Philippe. Ayant anticipé la grogne électorale, il déclare : "J’ai dirigé le pays, je sais désormais comment le présider", confiant à Le Point qu'il a des idées précises pour faire avancer la France.
Une rupture marquée par la dissolution de l'Assemblée
Le livre n’élude pas la dissolution controversée de l’Assemblée nationale ordonnée par Macron. Cette décision, qualifiée par Attal de "l’une des plus funestes de la Ve République", a irrémédiablement affecté sa carrière. "Il est indéniable qu’il y a eu un avant et un après dans ma relation avec le président à la suite de cette dissolution", écrit-il, révélant les tensions qui se sont ensuivies.
Attal partage des anecdotes révélatrices, notamment lors d’une rencontre où il discute de la dissolution. "Le président lève les yeux de son bloc-notes, émet un bruit de désapprobation... Je comprends par la suite que c’était un signe d’incompréhension générale", témoigne-t-il.
Critiques sur l'exercice du pouvoir
Au fil des pages, Gabriel Attal ne manque pas de critiquer le système politique en place, évoquant ce qu'il appelle "l'entrave du pouvoir" due à des finances publiques assiégées. Il déplore que la démocratie contemporaine soit devenue une "vétocratie", dominer par des freins à l’innovation et au dynamisme.
Ce sentiment de blocage, semble-t-il, est accentué par les récentes tensions au sein de son propre groupe parlementaire. Attal note qu’il est crucial de "réformer notre manière d'exercer le pouvoir", une promesse trop souvent trahie dans le cadre du macronisme.
Les retraites, un débat brûlant
Au sujet de la réforme des retraites, Attal n’hésite pas à se démarquer de l'initiative d’Édouard Philippe, qui prévoit un relèvement de l'âge de départ à 67 ans. Il prévient que cela pourrait créer un climat de désespoir et renforce ses positions face aux discours populistes relatifs aux migrations.
Il conclut que le véritable défi est d’ériger un projet d'espoir, accessible à tous, indépendamment de l'origine ou des circonstances de chacun.
Évoquer l’addiction familiale
Enfin, l'ouvrage offre un aperçu poignant sur la vie personnelle d'Attal. Il évoque le décès de son père et les luttes contre ses addictions, qui touchent d'une manière tragique sa propre expérience de vie.







