Le 17 avril, une réunion a eu lieu à Paris où plusieurs pays ont discuté d'une initiative visant à sécuriser le détroit d'Ormuz. Les dirigeants présents ont insisté sur la nécessité d'une réouverture "immédiate" et "inconditionnelle" de ce passage stratégique, actuellement sous tension en raison des actions américaines.
Lors de cette conférence, organisée sous l'égide d'Emmanuel Macron et de Keir Starmer, un effort pour établir une "mission neutre" a été évoqué. Dans le contexte actuel, où l'Iran a récemment annoncé des mesures qui pourraient compliquer la situation, les pays impliqués, au nombre de 49, ont réaffirmé leur engagement à sécuriser la libre circulation des navires marchands dans la région. Selon Macron, cette mission vise à établir un cadre pacifique et indépendant des belligérants.
Les chefs d'État présents ont noté qu’« une douzaine de pays » se sont déjà manifestés pour apporter leur aide à cet effort. Keir Starmer a précisé qu'une réunion de "planification militaire" est prévue pour la semaine prochaine à Londres afin d'énoncer les détails de cette contribution. Pour sa part, Giorgia Meloni a insisté sur le besoin d’une cessation des hostilités avant d’aller plus loin.
Parallèlement, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré être "entièrement ouvert" à faciliter le passage des navires commerciaux à condition du respect d'un cessez-le-feu avec les États-Unis.
"Sans péage et sans restrictions"
Cette initiative a été accueillie par le président américain, qui a noté le retrait des mines marines par l'Iran. Toutefois, il a maintenu le blocus sur les ports iraniens jusqu'à l'adoption d'un accord plus complet avec Téhéran. Macron, représentant les participants, a salué cette démarche, espérant qu'elle pave la voie à une "pleine réouverture immédiate, sans péage et sans restrictions" sur le passage maritime, affirmant l'importance de maintenir un axe maritime sûr pour le commerce international.







