Cinq maires du département étaient conviés aux ministères et à l’Élysée, une belle opportunité de découvrir les projets de loi à venir.
A peine les élections municipales conclues, Emmanuel Macron a reçu un groupe de cinq cents maires à l’Élysée jeudi 16 avril 2026. Cinq élus du Loir-et-Cher avaient l’honneur d’être parmi ceux à participer à cette journée.
Stella Cocheton (Selles-sur-Cher), Claire Foucher-Maupetit (Selommes), Lionella Gallard (Cheverny), Louis de Redon (Romorantin-Lanthenay) et Aurélien Lemoine (Pezou) ont pris part à des ateliers enrichissants durant un après-midi jugé « très dense ». Aurélien Lemoine a partagé son enthousiasme, notant que « cela nous donne plus de lisibilité sur les projets de loi du gouvernement, notamment sur l’idée de créer un interlocuteur unique pour l’État ».
Des élus prudents sur l'avenir des projets
Cependant, certains élus restent sceptiques. Lionella Gallard a commenté : « Habituellement, nous prenons connaissance des projets de loi lors de leur étude au parlement. Nous sommes les premiers concernés. » Elle est repartie avec une documentation conséquente sur les dispositifs de l’État, espérant « voir comment les appliquer ».
Le ministre a souligné l’importance de simplifier les normes et d’améliorer les relations entre l’État et les collectivités locales. Ce sujet, mis en avant par Emmanuel Macron, vise à renforcer les prérogatives des préfets afin d’adapter les lois aux particularités des territoires.
Stella Cocheton, satisfaite de cette journée, a néanmoins remarqué qu'avec un tel afflux de maires, « il serait souhaitable de refondre cet événement, en classant les communes selon leurs capacités ». Participant à un atelier sur la sécurité, elle s'interroge sur le projet de regrouper gendarmerie et police nationale en milieu rural, suggérant que des changements pourraient avoir un impact direct sur la police municipale, déjà en manque de ressources.
Malgré un bilan positif de cette rencontre, les élus restent prudents. Ils attendent des actions concrètes sur les projets discutés, tout en exprimant des réserves quant à leur exécution, surtout à l’approche des élections présidentielles et face à une majorité parlementaire incertaine.







