L'ancien soldat des forces spéciales, Ben Roberts-Smith, mettant en avant sa réputation de héros, a fermement nié lors d'une conférence de presse, le 19 avril, toutes les accusations pesant sur lui. Il s'est exprimé pour la première fois depuis son arrestation très médiatisée au début du mois, avertissant que ces allégations mettaient en péril son intégrité.
"Je conteste formellement toutes ces accusations ; j'aurais souhaité que cela n'arrive pas, mais je me tiens désormais prêt à prouver mon innocence," a-t-il déclaré, prenant la parole à Gold Coast, dans le Queensland, tout en insistant sur le respect de ses valeurs durant son service en Afghanistan.
Arrêté pour répondre de cinq meurtres
Le militaire décoré, lauréat de la Victoria Cross, a été arrêté le 7 avril dernier dans le cadre d'une enquête approfondie sur les allégations de crimes de guerre. Il fait face à des accusations de cinq meurtres supposés entre 2009 et 2012, alors qu'il était engagé dans des missions à l'étranger, et a depuis été libéré sous caution.
"Je suis fier de mon service en Afghanistan et j'affirme avoir toujours agi en accord avec mes valeurs," a-t-il affirmé aux médias.
À 47 ans, Roberts-Smith a été salué comme un héros national, même rencontré la reine d'Angleterre, et son image figure sur un mémorial à Canberra. Toutefois, cette situation met en lumière d'autres incidents similaires, comme le signalé par le Monde, concernant des officiers britanniques impliqués dans des actes répréhensibles.
La communauté internationale observe attentivement cette affaire qui pourrait avoir des répercussions significatives sur la perception de l'engagement militaire de l'Australie et sa réputation sur le plan des droits humains.







