Dans son rapport annuel publié le 21 avril, Amnesty International porte un jugement sévère sur le respect des droits humains dans le monde en 2025. L’ONG met en lumière une série d'attaques ciblées, non seulement sur la société civile, mais aussi sur le principe même du multilatéralisme et du droit international. La directrice d'Amnesty, Agnès Callamard, dépeint une réalité alarmante où « cette année sera marquée par les prédateurs ». Mais qui sont ces prédateurs ?
Des gouvernements prédateurs
Il s'agit essentiellement de puissances comme les États-Unis sous Donald Trump, la Russie de Vladimir Poutine et l'Israël de Benyamin Nétanyahou, qui se livrent à des violations systématiques des droits fondamentaux. « Ces États cherchent à saper le système international établi pendant les huit dernières décennies », affirme Callamard. Au lieu d'opposer une résistance, le monde a souvent cédé à des concessions criantes, alimentant un environnement où la loi du plus fort prévaut.
Une menace persistante pour le droit international
Le droit international, bien que menacé, n'est pas voué à disparaître. Callamard rappelle que la Cour pénale internationale continue d'opérer, malgré les sanctions imposées par l'administration Trump. De plus, des initiatives comme le nouveau tribunal pour le crime d'agression en Ukraine, établi par le Conseil de l'Europe, témoignent d'une certaine résilience.
Gaza : un exemple flagrant
Le rapport dénonce sans relâche ce qu’elle qualifie de « génocide israélien à Gaza », criant au monde entier que ce cycle de violence doit être dénoncé. Amnesty a documenté ce qu’elle considère comme une intention génocidaire, accentuée par des restrictions à l'aide humanitaire.
Répression à double sens
Amnesty note également un tournant inquiétant : les démocraties, au lieu de protéger les droits des citoyens, ont intensifié leurs pratiques répressives, particulièrement à l’encontre des activistes pro-palestiniens en Europe. En France, des voix s'élèvent contre ces atteintes à la liberté d'expression. Selon Callamard, « l'adversaire n'est pas la société civile, mais bien les États qui optent pour la répression ».
Cela rejoint les observations de plusieurs experts, comme celle de l'universitaire et spécialiste en droits humains, Jean-Pierre Dubois, qui dénonce également cette tendance autoritaire croissante, soulignant que « le déclin des libertés fondamentales semble global, et la réponse doit être collective ». Ce constat commun face à une réalité dystopique appelle à une vigilance redoublée. Pour en savoir plus sur le rapport d'Amnesty.







