Une enquête récente menée par France Travail a révélé que, pour l'année 2026, les prévisions d'embauche dans l'ensemble des secteurs en France devraient atteindre 2,3 millions, marquant une légère baisse de 6,5 % par rapport à l'année précédente. Ce changement, malgré une contraction moins sévère que l'an dernier (-12,5 %), témoigne d'une certaine résilience du marché du travail, selon les experts de l'organisme.
Des besoins dans les secteurs de la santé, de l'hôtellerie-restauration et de l'agriculture
Les secteurs de l'hôtellerie-restauration, de la santé et de l'agriculture sont particulièrement en demande. Les deux métiers les plus recherchés en 2026 incluent les aides de cuisine et les employés polyvalents de restauration, avec environ 97 000 embauches potentielles, talonnés par les serveurs, dont 93 000 postes sont envisagés. Notons que ces emplois sont souvent saisonniers.
Du côté du secteur médical, les prévisions sont légèrement meilleures, avec une augmentation des projets de recrutement de 0,4 %, représentant environ 320 000 nouveaux postes. Les métiers d'aide à domicile et d'auxiliaire de vie figurent en tête des professions les plus sollicitées. Cependant, des experts alertent sur le fait que de nombreuses candidatures ne répondent pas aux exigences du poste, une situation qui complique le recrutement. Cela s'applique également au secteur du Bâtiment et des Travaux Publics (BTP).
L'agro-alimentaire n'est pas en reste, avec des métiers comme viticulteur et agriculteur en forte demande. France Travail prévoit d'intensifier les actions de formation et de sensibilisation pour attirer de nouveaux candidats, crucial alors qu'une grande partie des exploitants agricoles approchent de la retraite dans les années à venir.
Une "mobilisation inédite" pour onze filières
Le rapport met également en lumière une dynamique positive des projets de recrutement pour certaines filières, comme celles des ouvriers du conditionnement et de l'emballage, dont les prévisions augmentent de 22,2 %. En revanche, le secteur numérique semble ralentir, prévoyant une baisse de 25,2 % dans ses embauches.
France Travail souligne que près de deux recrutements sur trois se tiendront dans des TPE et PME, soit des entreprises de moins de 50 salariés. À cet égard, l'organisme s’engage dans une "mobilisation inédite" visant à soutenir les secteurs en tension : santé, social, BTP, hôtellerie-restauration, entre autres, qui sont essentiels au bon fonctionnement de l'économie française.
Cette mobilisation se traduira par des initiatives telles que des recrutements sans CV et des dispositifs de reconversion professionnelle pour répondre aux besoins croissants.







