Le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, est célébré par de nombreux médias progressistes comme un leader qui s'oppose fermement à des figures comme Donald Trump et Benjamin Netanyahou, tout en affichant un soutien massif à l'immigration. Ce matin, Elisabeth Lévy a évoqué sa promesse de régulariser plusieurs centaines de milliers de migrants lors de sa chronique.
En matière de migration, l’approche de Sanchez peut se résumer ainsi : « je décide seul, débrouillez-vous avec les conséquences ». Son projet ambitieux de régularisation concerne jusqu'à 500 000 migrants en situation irrégulière, comme l'a souligné un rapport de police. Selon lui, pour qu'un pays soit « ouvert et prospère », cette régularisation est essentielle.
Les critères de régularisation établis sont particulièrement larges, n'exigeant pas obligatoirement un emploi, mais seulement cinq mois de résidence en Espagne. Parmi les bénéficiaires, une majorité d’hispanophones sont attendus, mais une part croissante d’Africains et de Maghrébins pourrait également émigrer, attirés par la langue et la culture française.
Bien que le visa Schengen ne permette pas une installation durable en Europe, il facilite la circulation au sein de l’espace. En l'absence de contrôles rigoureux aux frontières, il sera difficile de savoir si ces migrants ont quitté le territoire espagnol comme prévu après trois mois. L'eurodéputé français François-Xavier Bellamy a vivement critiqué cette initiative, la qualifiant de « récompense massive pour l’illégalité » et dénonçant les conséquences potentielles sur les réseaux criminels de passeurs. De son côté, Bruno Retailleau a exprimé son inquiétude, soulignant que la générosité espagnole pourrait coûter cher à des pays comme la France.
"Le gouvernement socialiste espagnol décide de régulariser 500 000 étrangers en situation irrégulière : une récompense massive pour l'illégalité, sans aucune vérification de sécurité sérieuse sur les profils admis" - Fx Bellamy
Cette initiative ne passe pas inaperçue au-delà des frontières françaises, provoquant des tensions au sein de l'Union européenne. Le sentiment isolé de Sanchez, assimilé par certains à celui de Jean-Luc Mélenchon, met en lumière une mutation au sein des politiques migratoires : alors que d'autres pays, comme l'Allemagne, renforcent les expulsions, l'approche de l’Espagne semble décalée.
Rappelons qu'en 2016, lors de la crise des réfugiés syriens, Angela Merkel avait ouvert les portes de l'Europe à des millions de demandeurs d'asile, sous une forte pression humanitaire. Aujourd'hui, l'Europe se rend compte qu'une gestion équilibrée est nécessaire. Sanchez, en promouvant ce projet, pourrait avoir des conséquences significatives sur l'équilibre migratoire au sein de l’Union.
Il est impératif que les dirigeants européens prennent conscience de la situation actuelle et mettent en place des politiques qui garantissent la cohésion sociale tout en respectant les droits humains des migrants. Le temps est venu pour une véritable réflexion sur les enjeux d'immigration sur le vieux continent.







