Lors d'une récente déclaration, le président américain Donald Trump a affirmé avoir "tout le temps du monde" dans ses actions au Moyen-Orient, dans un contexte où un fragile cessez-le-feu entre Washington et Téhéran évolue vers un nouvel état d’incertitude.
Des médias iraniens ont rapporté des explosions à Téhéran, la première depuis le début du cessez-le-feu le 8 avril, qui, bien que prolongé unilatéralement par les États-Unis, pourrait être menacé. Ce climat de tension est exacerbé par des déclarations du ministre israélien de la Défense, Israël Katz, qui a exprimé sa disposition à reprendre les hostilités contre l'Iran à tout moment.
Toutefois, plusieurs sources sécuritaires israéliennes ont assuré à l'AFP que, pour le moment, l'armée ne se livrait pas à des attaques contre l'Iran. Les inquiétudes restent vives, alors que l'agence de presse Mehr a signalé que le système de défense aérienne iranien était en alerte.
Avec l'arrivée du porte-avions George H.W. Bush, la présence militaire américaine dans la région atteint trois porte-avions, renforçant ainsi la posture des États-Unis. Trump a réitéré sur son réseau Truth Social qu’il ne ressentait aucune pression pour mettre fin aux affrontements : "J'ai tout le temps du monde, mais ce n'est pas le cas de l'Iran".
Lors d'un événement à la Maison Blanche, le président a également écarté l'idée d'utiliser des armes nucléaires contre l'Iran, arguant que le pays avait déjà subi des pertes considérables par des moyens conventionnels.
Le conflit, déclenché le 28 février par une offensive conjointe israélo-américaine, a causé la mort de milliers de personnes, principalement en Iran et au Liban. En dépit des tentatives diplomatiques pour une résolution pacifique, les discussions entre les États-Unis et l'Iran restent en suspens, avec des négociations qui devaient reprendre à Islamabad cette semaine sans aboutir.
Trump a déclaré : "Il n'y aura d'accord que lorsque cela sera bénéfique pour les États-Unis et le monde entier".
Les responsables iraniens ont tenté de rassurer sur l'unité nationale malgré les remarques de Trump évoquant des "divisions" à Téhéran. En écho, le président du Parlement, ainsi que d'autres figures clés, ont insisté sur un message d'unité.
Sur le plan interne, des nouvelles concernant le guide suprême Mojtaba Khamenei laissent entendre qu'il pourrait avoir été blessé, bien que les détails restent flous et non confirmés. Dans un contexte de cautionnement mutuel, il a dénoncé les "opérations médiatiques de l'ennemi" visant à déstabiliser l'unité nationale.
La situation reste particulièrement tendue autour du détroit d'Ormuz, une voie maritime cruciale pour le commerce mondial, déjà sous blocus de la part des États-Unis et de l'Iran. Cette paralysie a commencé à impacter l'économie mondiale, avec des fluctuations notables des prix du pétrole.
Dans le cadre du conflit au Liban, des frappes israéliennes ont fait des victimes, provoquant des réactions du Hezbollah. La tension continue de croître, avec des discussions entre Israéliens et Libanais prévues à Washington, le Hezbollah qualifiant ces pourparlers de "capitulation".
Les bilans des pertes se révèlent dramatiques, avec des centaines de morts en six semaines de combats au Liban, illustrant la gravité de la situation actuelle.







