Dans un élan d'indépendance militaire, les députés de la commission de la Défense ont décidé de demander une étude de faisabilité pour doter le futur porte-avions France Libre de catapultes électromagnétiques françaises. Cette initiative vise à réduire la dépendance aux technologies américaines, alors que le projet actuel prévoit l'utilisation des systèmes du fournisseur américain General Atomics.
Les députés Yannick Chenevard et Jean-Louis Thierry ont proposé via un amendement à la Loi de programmation militaire d'explorer des alternatives nationales. Cette volonté d'autonomie se manifeste dans le texte, qui stipule qu'une étude de faisabilité portant sur les modalités de développement d’un système de catapultes électromagnétiques souverain est conduite, selon les informations rapportées par le média Zone Militaire.
Cette démarche soulève des attentes quant à la capacité de l'industrie française à répondre à cette ambition, alors que les attentes concernant les coûts et les opportunités d’un développement souverain de ces technologies sont évoquées. La France souhaite ainsi se doter de systèmes qui garantissent son autonomie stratégique.
Des doutes sur les technologies américaines
La décision des députés n'est pas sans raison. En effet, la catapulte électromagnétique américaine EMALS, prévue pour équiper le porte-avions France Libre, est actuellement sujette à des doutes d’efficacité. Les États-Unis, à travers l'US Navy, mènent en ce moment une évaluation comparative entre leurs porte-avions de classe Nimitz et Ford pour redéfinir les performances et la rentabilité des équipements en place.
Cette situation met en lumière la nécessité pour la France d'avancer vers une autonomie en matière de défense, visant à développer ses propres solutions tout en préservant ses intérêts stratégiques dans un cadre international incertain.







