Dans un contexte politique tendu, l'autorité électorale équatorienne a récemment disqualifié deux partis d'opposition, Construye et Unidad Popular, suscitant des accusations d'appui au gouvernement du président Daniel Noboa. Selon Geovanni Atarihuana, le leader d'Unidad Popular, cette décision n'est pas fortuite et résulte d'un jeu politique orchestré par les partisans du gouvernement en place.
Le Conseil national électoral (CNE) a justifié sa décision en affirmant que ces partis ne remplissaient pas les critères nécessaires pour conserver leur statut légal. Dans un communiqué publié sur X, l'institution a défendu la «légalité» de sa procédure, mais bon nombre d'observateurs politiques, comme le Centre de recherche économique et politique, ont condamné cette manœuvre, considérée comme une restriction des libertés démocratiques.
De plus, il est important de rappeler qu’en juin, le CNE avait déjà imposé une suspension de neuf mois à la formation d'opposition soumise à l'influence de l'ancien président Rafael Correa. Ce dernier, exilé et condamné pour corruption, est souvent cité par Noboa comme le responsable du climat économique et sécuritaire difficile que traverse le pays.
Les élections locales étant prévues pour novembre 2026, cette situation ne manquera pas de créer des tensions croissantes. De nombreux experts et membres de la société civile appellent à une mobilisation contre ce qu'ils perçoivent comme une dérive autoritaire. Comme le souligne l'analyste politique Emilie Renaud pour France24, la situation actuelle pose un réel défi à la démocratie équatorienne et pourrait aggraver le climat de violence et d'instabilité dans le pays.
Il est encore trop tôt pour évaluer les conséquences à long terme de ces décisions, mais il est clair que l'Équateur est à un tournant crucial de son histoire politique, avec des enjeux de gouvernance et de liberté d'expression au cœur de cette tourmente.







