Les députés de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public se réunissent, ce lundi 27 avril, pour décider de la publication ou non de leur rapport. Charles Alloncle, rapporteur du texte, exprime son indignation face au climat chargé qui entoure ce vote.
Le sort du rapport parlementaire sur l'audiovisuel public, fruit de mois de travail au sein de la commission d’enquête, est actuellement en jeu. Invité sur RMC, Charles Alloncle exprime sa frustration face aux répercussions de certaines fuites d'informations.
En effet, plusieurs éléments du rapport ont déjà été diffusés dans les médias. Alloncle dénonce cela comme une manipulation visant à saper la crédibilité du rapport. "De nombreuses informations trompeuses circulent afin de détourner l'attention du contenu réel de notre travail. Certains députés entretiennent une atmosphère défavorable au rapport, ce qui pourrait influencer le résultat du vote", affirme-t-il.
Selon ses commentaires, un vote contre la publication signifierait l'anéantissement des efforts de la commission, y compris des auditions publiques qui ont suscité un vif intérêt ces derniers mois.
Responsabilité du président de la commission
Jérémie Patrier-Leitus, député Horizons et président de la commission, souhaite que, quel que soit l'issue du vote, les informations récoltées restent accessibles au public. "Nous avons rendu cette commission d’enquête transparente, et il serait incompréhensible de disparaître complètement les vidéos et compte-rendus des auditions", a-t-il déclaré à RTL.
Le rapport comprend environ 80 propositions concrètes. Charles Alloncle remet également en question le fait que la publication d’un rapport dépende d’un vote, rappelant que "nous sommes en démocratie", un avis partagé par certains experts interrogés par Le Monde. Dans un contexte où la transparence est cruciale, ces débats montrent à quel point l'audiovisuel public est au cœur des préoccupations politiques actuelles.







