L'hélicoptère militaire russe a été abattu près de Gao au moment où une vaste offensive est en cours, orchestrée par le Front de Libération de l'Azawad (FLA) et le JNIM (Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans). Selon des rapports du média ukrainien United24, l'incident a eu lieu près de Wabaria, et serait attribuable à un "impact de tir externe" suspecté d'un système de défense aérienne.
Le célèbre blogueur russe Ilya Tumanov, administrateur de la chaîne Telegram Fighterbomber, a souligné que tout le personnel à bord, y compris l’équipage et une unité de tir mobile, a perdu la vie dans cet événement tragique. À l’heure actuelle, le ministère russe de la Défense n'a pas communiqué sur les détails de cet incident.
Initialement, certaines images suggéraient qu'il s'agissait d'un hélicoptère de combat Mi-35, mais il a finalement été confirmé qu'il s'agissait d'un Mi-8AMTSh, un hélicoptère de transport et d'assaut utilisé par le Corps Africain de la Russie, considéré comme un pilier essentiel de l'aviation militaire russe au Mali.
Une escalade des violences dans le pays
Ce tragique événement survient alors que le pays connaît une escalade des violences. Le même jour, des groupes armés ont mené ce que Ulf Laessing, expert au sein de la Fondation Konrad Adenauer, a qualifié de "plus grande attaque coordonnée depuis des années", visant des infrastructures stratégiques à travers le pays.
Des explosions et des échanges de tirs ont été signalés près de Kati, la principale base militaire située aux abords de Bamako. Tragiquement, le ministre malien de la Défense, Sadio Camara, a été tué lors d'une attaque contre sa résidence. Parallèlement, des affrontements se sont intensifiés dans les villes de Gao, Kidal, Sévaré et Mopti.
Cette offensive a été revendiquée par le JNIM et le FLA. Bien que l'auteur de la destruction de l'hélicoptère n'ait pas été clairement identifié, cet incident met en lumière la violence croissante et le contexte de danger dans lequel opèrent les forces au Mali. La possibilité d'un système de défense aérienne utilisé par ces groupes armés soulève des questions sur leurs capacités techniques et leur organisation, ajoutant une complexité nouvelle à la situation sécuritaire dans la région.







