Un bateau de croisière, actuellement en mer au large des côtes du Cap-Vert, se prépare à être accueilli dans les îles Canaries dans les prochains jours, après qu'un potentiel foyer d'hantavirus ait été signalé. Trois de ses passagers, qui ont affiché des symptômes inquiétants, sont prévus pour une évacuation médicale imminente. Retour sur les événements récents.
La nuit étant tombée, le navire de croisière fait face à une situation délicate. Dans les heures qui viennent, trois passagers malades quitteront le navire pour être transférés à Praia, la capitale du Cap-Vert. Selon Ann Lindstrand, représentante de l’OMS dans la région, "il s'agit de deux individus présentant des symptômes et d'une autre personne qui a été en contact étroit avec un malade grave. Bien qu'elle soit maintenant en bonne santé, sa récente fièvre nous pousse à la prudence et à son évacuation".
L'hantavirus pas encore identifié
Les malades, après leur évacuation, seront pris en charge à l’aéroport pour être transférés vers les îles Canaries, où les autorités sanitaires pourront s'occuper d'eux correctement. "Lorsqu'un symptôme apparaît, la contagiosité commence, et il est crucial d'isoler les personnes malades ; le port de masques et l’hygiène des mains deviennent alors indispensables", souligne Yazdan Yazdanpanah, expert en maladies infectieuses à l'hôpital Bichat à Paris.
Alors que cette croisière reliait Ushuaïa, en Argentine, au Cap-Vert, ce foyer d'infection a déjà entraîné sept cas d'infection confirmés, dont trois décès tragiques. Le navire transporte actuellement 149 passagers, issus de 23 nationalités différentes, dont cinq Français. À ce jour, l'OMS n'a pas encore pu identifier le type d'hantavirus concerné, ce qui ajoute à l'inquiétude générale.
Cette situation met en lumière l'importance cruciale des protocoles sanitaires en mer, comme l'indique un article de France Info. L’attention des équipes médicales est davantage renforcée dans un contexte mondial où chaque épidémie suscite la peur et la vigilance.







