Les agences sanitaires américaines ont annoncé ce jeudi que le passager du navire de croisière MV Hondius, précédemment soupçonné d'être porteur de l'hantavirus, a été finalement déclaré négatif suite à des examens supplémentaires réalisés aux États-Unis. Cette nouvelle intervention survient alors que plusieurs personnes sont encore sous observation après un foyer d'infection identifiée à bord du bateau.
Selon Taylor Wilson, le directeur de la communication du centre médical du Nebraska, où le passager a été hospitalisé après son rapatriement, les résultats des tests PCR et sérologiques sont tous deux négatifs. Les autorités avaient décidé d'effectuer des vérifications supplémentaires après des résultats initiaux jugés "non concluants", avec une première analyse révélant un positif et une autre un résultat négatif.
Aucune transmission à signaler pour le moment
"Nous n’avons reçu les résultats que ce matin", a déclaré Wilson. Le passager, qui ne présentait pas de symptômes, a quitté l'unité de confinement biologique pour rejoindre un groupe de quinze autres Américains rapatriés du navire. Deux autres passagers, évacués plus tôt dans le week-end, sont également actuellement sous surveillance à Atlanta, en Géorgie.
David Fitter, responsable de la lutte contre l'hantavirus aux Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), a déclaré lors d'une conférence de presse : "Il n'y a pas de cas confirmé aux États-Unis pour le moment". Néanmoins, il a noté que 41 personnes continuaient d'être suivies en lien avec l'incident sur le MV Hondius.
Isolement pour précaution
Les personnes sous surveillance incluent les 18 passagers récemment rapatriés, dont un Américano-Britannique, ainsi que d'anciens voyageurs ayant quitté le navire avant l'identification du foyer. Certains d'entre eux "ont pu être exposés lors de leurs déplacements", notamment sur un vol reliant Sainte-Hélène et Johannesburg, où se trouvait une passagère néerlandaise décédée du hantavirus le 26 avril dernier.
Les 41 personnes concernées doivent rester en isolement pendant 42 jours, soit à leur domicile, soit en établissement médical, selon leur situation. Trois d'entre elles ont été transférées dans un hôpital universitaire du Kansas pour une surveillance médicale. Contrairement aux procédures appliquées en France, qui comprennent le dépistage systématique des contacts, les autorités américaines n’ordonnent les tests qu’en présence de symptômes. Cette approche a été critiquée, notamment pour son manque de clarté et l'absence de quarantaine obligatoire, soulevant des interrogations parmi les experts.
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