Le MV Hondius, reconnu comme un foyer de l'hantavirus, a accosté à Rotterdam (Pays-Bas) le lundi 18 mai. Tous les passagers et le personnel restés à bord sont désormais en quarantaine, selon Franceinfo.
Le navire, qui a quitté Ushuaïa (Argentine) le 1er avril, a finalement jeté l'ancre à Rotterdam avec 27 personnes encore à son bord—25 membres d'équipage et deux soignants. Tous sont actuellement en quarantaine au port, et ils restent asymptomatiques, comme l'a rapporté Franceinfo. Ces passagers incluent 17 Philippins, quatre Néerlandais, quatre Ukrainiens, un Russe et un Polonais.
Le MV Hondius doit subir un long processus de désinfection. Richard Evertsen, dirigeant de Gorilla Group, une société spécialisée en décontamination, a précisé que « le virus doit être mouillé pour être éliminé. Un nettoyage à sec ne suffit pas. Chaque surface doit être soigneusement humidifiée avec du désinfectant, et cela doit être fait manuellement, car inonder le bateau endommagerait ses installations ». Cette procédure témoigne des précautions nécessaires pour éviter toute contamination ultérieure.
Un risque de propagation limité
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a rassuré sur le faible risque de propagation. Dans un bulletin publié le 17 mai, elle a indiqué : « Bien que d'autres cas puissent survenir parmi les passagers et le personnel exposé avant l'isolement, le risque de transmission ultérieure devrait diminuer grâce aux mesures de contrôle mises en place. »
Jusqu'à présent, l'hantavirus a été confirmé chez sept personnes, avec un cas probable en cours d'examen. Traquons la situation de près, deux Néerlandais ainsi qu'une Allemande, dont le corps a été retrouvé sur le navire, ont perdu la vie suite à cette épidémie. Cette tragédie met en lumière les dangers inhérents à de telles situations sanitaires en mer.







