Le 18 mai, l'administration Trump a annoncé la création d’un fonds d’indemnisation de 1,8 milliard de dollars destiné à soutenir les partisans poursuivis par la justice depuis l’arrivée de Joe Biden. Alexandria Ocasio-Cortez, députée démocrate, a qualifié cette initiative de « corruption pure et simple ».
Sous le prétexte d’un fonds « anti-instrumentalisation », Donald Trump établit un mécanisme permettant de récompenser ses fervents partisans, qui ont été confrontés à des poursuites judiciaires. Ce fonds, selon le ministère de la Justice, vise à « réparer les injustices » subies par ceux qui estiment avoir été victimes d’une manipulation politique. Mais cette initiative suscite de vives critiques, notamment en raison de son origine discutée.
Inédit, ce fonds résulte d’un accord avec la Justice, permettant à Trump de retirer une plainte contre le fisc américain, en échange de sa création. Les cinq membres qui le géreront sont nommés par le ministre de la Justice, mais Trump conserve le pouvoir de les révoquer à sa guise. Ce fonds, estompant la séparation des pouvoirs, ne sera actif que jusqu'à fin 2028, selon les précisions fournies dans le communiqué du ministère.
Une solidarité contestée envers les partisans du Capitole
Destiné aux personnes s’estimant mal traitées par l’administration Biden, ce fonds pourrait bénéficier notamment aux centaines de partisans de Trump qui ont été inculpés suite à l’assaut du Capitole le 6 janvier 2021. Le président, en janvier 2025, avait déjà avancé son intention de gracier de nombreux inculpés de cet événement charnière.
Face à cette initiative, les critiques s'enchaînent. Hillary Clinton n'a pas tardé à dénoncer cette caisse noire alimentée par l’argent des contribuables : « Trump ne s’est pas contenté de gracier ses partisans. Il s’est arrangé pour créer une caisse noire pour récompenser ses alliés – avec vos impôts ». Chuck Schumer, leader des démocrates au Sénat, a ajouté : « Trump a poursuivi son propre gouvernement… et se voit attribuer presque deux milliards pour « récompenser » ses alliés ».
Ocasio-Cortez a surenchéri, parlant d’une manœuvre illégale et d'une « corruption » qui semble s’inscrire dans une série de manipulations de la justice par Trump. Les doutes persistent quant à la réelle intention derrière ce fonds, alors que les besoins de ses victimes semblent être les derniers pris en compte.







