L’agence sanitaire américaine a annoncé, lundi 18 mai, la mise en place de contrôles sanitaires dans les aéroports contre le virus Ebola, suite à la contamination d’un ressortissant américain en République démocratique du Congo.
Les États-Unis instaurent des contrôles sanitaires pour les voyageurs arrivant des pays touchés par l’épidémie d’Ebola en Afrique, selon les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC). Cette décision fait suite à l’infection d’un médecin américain en RDC, où il a contracté le virus dans le cadre de son travail dans un hôpital de Bunia, à la frontière avec l’Ouganda. Ce dernier a présenté des symptômes au cours du week-end et a été testé positif, entraînant des mesures pour son transfert en Allemagne pour traitement.
Le médecin faisait partie d’une mission chrétienne, Serge, qui a communiqué les détails concernant son état de santé. Les CDC estiment que, pour le moment, le risque immédiat pour la population américaine est faible, mais ils resteront vigilants et adapteront les protocoles de santé publique si nécessaire.
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) avait déjà déclaré une urgence sanitaire internationale en raison de l’épidémie d’Ebola en cours en RDC. Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS, a exprimé son inquiétude face à l’ampleur croissante de l’épidémie.
Les CDC ont commencé à mobiliser du personnel pour soutenir les efforts de lutte contre l’épidémie dans les zones touchées, tout en fournissant de l'aide pour des tests en laboratoire et le traçage des contacts. En parallèle, l'ambassade des États-Unis en Ouganda a suspendu tous ses services de visas pour les ressortissants ayant voyagé dans les zones à risque, un geste qui pourrait avoir des impacts sur les relations internationales dans le domaine du voyage et des affaires.
Une réponse jugée insuffisante par certains experts
Matthew Kavanagh du Center for Global Health Policy and Politics a déploré la réponse des États-Unis, la qualifiant de « décevante », et a noté que les mesures de contrôle aux frontières sont plus symboliques qu'efficaces. Il rappelle que des réponses coordonnées entre les différentes agences, comme les CDC et USAID, avaient été plus fructueuses dans le passé face aux épidémies d’Ebola.
Face à cette situation, l’impact de l’épidémie est déjà tragique en RDC, où la souche Bundibugyo a causé 131 décès, selon les autorités locales. Les CDC collaborent avec des partenaires internationaux pour une approche globale face à cette crise sanitaire, tout en espérant que cette épidémie ne touche pas davantage les États-Unis.
Alors que l'administration Trump avait été critiquée pour sa stratégie de retrait de l'OMS, cette situation rappelle l’importance d’une coopération internationale en santé publique, surtout face à des menaces comme Ebola.







