Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a mis en lumière la situation épidémique en République démocratique du Congo (RDC) lors d'une conférence le 20 mai. Il a classé le risque d'épidémie d'Ebola comme "élevé" pour la région, tout en estimant qu'il restait "faible" à l'échelle mondiale.
Lors de sa déclaration, Ghebreyesus a précisé que ce 17ème épisode de l'épidémie dans le pays a déjà causé 139 décès parmi près de 600 cas recensés, une situation qui pourrait se prolonger, mettant en cause l'urgence de mesures supplémentaires de santé publique.
Selon l'OMS, l’évaluation place la menace à un niveau préoccupant au sein du pays et sur tout le continent africain, mais indique clairement qu'au niveau mondial, la situation est maîtrisée. "L’OMS a vérifié que l'épidémie ne répond pas aux critères d'une urgence pandémique", a souligné Ghebreyesus.
Ce constat a été partagé lors d’un comité d’urgence mis en place pour donner des recommandations aux gouvernements. L’épidémie, ciblée à présent dans l’est de la RDC, a, selon des experts, des origines qui pourraient remonter à plusieurs mois. Anaïs Legand, experte technique à l'OMS, a exprimé que "notre priorité est de briser la chaîne de transmission en renforçant le traçage des contacts et en garantissant l’isolement des cas suspects ou confirmés".
La réaction internationale commence à prendre forme. Si des inquiétudes ont été exprimées sur la lente réaction de l’OMS pour identifier cette flambée, des responsables font également remarquer que le virus Ebola, bien que mortel, reste moins contagieux comparé à d'autres maladies comme le Covid-19. Une analyse menée par Reuters précise que ce virus a causé plus de 15 000 morts en Afrique au cours de ces dernières décennies, illustrant la nécessité d'une vigilance accrue.
Bilan des faits, les premières infections sont apparues autour du 24 avril et les alertes officielles ont été lancées par l'OMS dans les jours suivants. Une solidarité et une coopération internationales sont essentielles à ce stade. La Commission européenne a d'ailleurs affirmé que le risque d'infection à Ebola en Europe reste "très faible," et ne requiert pas de mesures exceptionnelles en dehors des recommandations habituelles de santé publique.







