Alors que des avancées diplomatiques sont signalées, l'atmosphère demeure tendue entre l'Iran et les États-Unis. Les menaces militaires se multiplient, tandis que le contrôle du détroit d'Ormuz maintient le risque d'une nouvelle escalade régionale.
Depuis la mise en place d'un cessez-le-feu le 8 avril, les relations entre les deux nations ont été marquées par des difficultés à progresser dans les négociations. Les tensions ont fortement augmenté suite aux frappes israélo-américaines du 28 février qui avaient ciblé la République islamique. Les échanges diplomatiques se heurtent à un mur alors que les menaces militaires semblent se faire de plus en plus pressantes.
Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a tiré la sonnette d'alarme le 20 mai, accusant les États-Unis de vouloir raviver le conflit. Dans ses déclarations diffusées par la presse iranienne, il a affirmé que Washington n’avait pas abandonné ses ambitions militaires malgré la pression économique et politique qu'il exerce déjà sur l’Iran.
L'Iran prêt à élargir le conflit au-delà du Moyen-Orient
Ghalibaf a déclaré que l’Iran se préparait à renforcer son arsenal militaire afin de faire face à toute nouvelle agression. Il a souligné que son pays ne pliera pas devant l'intimidation, accusant les États-Unis de ne désirer qu'une capitulation de la part de Téhéran.
Dans un contexte alarmant, les Gardiens de la Révolution ont également averti qu’ils étaient prêts à étendre leur réponse au-delà des frontières du Moyen-Orient en cas de nouvelles frappes américaines. Ils soutiennent disposer de ressources militaires inexploitées, malgré les récents affrontements.
Donald Trump maintient la pression
De son côté, le président américain Donald Trump n’a pas hésité à menacer Téhéran d’une reprise des frappes si un accord durable n'est pas atteint dans les plus brefs délais. Il a donné un ultimatum de “deux ou trois jours” pour que des progrès soient réalisés dans les discussions indirectes en cours entre les deux pays.







