Lors d'une récente visite à Nuuk, Jeff Landry, l'envoyé américain, a déclaré que le moment était venu pour les États-Unis de « remettre leur empreinte sur le Groenland ». Cette déclaration, faite le 20 mai, souligne l'importance croissante de ce territoire danois au sein des tensions géopolitiques actuelles.
L'émissaire a expliqué que : « Il est temps que les États-Unis renforcent leur présence sur ce territoire autonome ». Cette déclaration intervient alors que de nombreux analystes, y compris ceux du think tank français, l'Institut Montaigne, notent que le Groenland est devenu un enjeu majeur en raison de son positionnement stratégique et de ses ressources inexploitées.
Aujourd'hui, les États-Unis ne possèdent qu'une seule base militaire au Groenland, un nombre réduit par rapport aux 17 installations qu'ils avaient durant la guerre froide. Donald Trump avait précédemment plaidé pour un contrôle américain sur le territoire, arguant que son défaut pourrait permettre une influence accrue de la Chine ou de la Russie, une opinion souvent reprise par des experts en sécurité nationale.
Le Groenland, en tant que point de passage crucial pour les missiles entre la Russie et les États-Unis, possède également des ressources de terres rares et pourrait prendre une importance stratégique à mesure que la glace polaire fond. Selon des informations provenant de Le Monde, les États-Unis planifient l'établissement de trois nouvelles bases militaire dans le sud du territoire, renforçant ainsi leur présence dans la région.
Une situation géopolitique complexe
En janvier, Donald Trump avait mis fin à ses précédentes menaces concernant une acquisition du Groenland. Toutefois, un groupe de travail américano-danois-groenlandais a été mis en place pour traiter les préoccupations qui subsistent.
Le Premier ministre groenlandais, Jens-Frederik Nielsen, a récemment déclaré : « La volonté du président [Trump] de contrôler le Groenland est irrespectueuse, mais nous devons trouver une solution ». Cette déclaration montre que malgré les tensions, il existe une volonté de dialogue. Jeff Landry, en tant que gouverneur de Louisiane, a suscité des controverses par sa visite, n'ayant pas été officiellement invité, et décrit les discussions avec Nielsen et le ministre des Affaires étrangères, Múte Egede, comme « constructives », même si, selon Nielsen, « rien n'a vraiment changé » dans la position américaine.







