Alors que le conflit au Moyen-Orient fait grimper les prix du pétrole, Sébastien Lecornu, premier ministre français, a présenté ce jeudi un ensemble de mesures destinées à atténuer l'impact économique sur les Français.
Lors d'une conférence de presse, Lecornu a souligné que cette situation n'était pas une évolution passagère. « Nous n'avons jamais pensé que cette guerre serait brève », a-t-il déclaré. Il a évoqué deux scénarios possibles : un retour à la normale cet été ou à l’automne, et un autre, « noir », où les frappes reprendront, compromettant davantage la production d'hydrocarbures. « Le temps est devenu une arme pour les belligérants. La pression sur Ormuz impacte l’économie mondiale », a-t-il ajouté.
Pas de baisse de la fiscalité sur le carburant
Le premier ministre a insisté sur le fait que le gouvernement maintiendrait sa stratégie : « cibler ceux qui travaillent ». Il a précisé qu'il n'y aurait pas de baisse généralisée de la fiscalité sur le carburant, mais que des aides seraient apportées jusqu’à l’automne pour certaines professions.
710 millions d'euros d'aides annoncés
David Amiel, ministre de l’Action et des Comptes publics, a déclaré que 710 millions d'euros d'aides étaient prévus. Ces soutiens sont décrits comme ciblés, temporaires et financés correctement : « La guerre ne génère aucun surplus pour l'État », a précisé Amiel.
Prolongation de l'aide forfaitaire pour les carburants
Philippe Tabarot, ministre des Transports, a annoncé la prolongation du dispositif d'aide forfaitaire pour trois mois supplémentaires. Un guichet ouvert depuis le 12 mai a déjà enregistré 2.000 demandes. Des aides similaires sont également prévues pour le secteur du transport fluvial.
Les aides destinées aux pêcheurs et agriculteurs seront renouvelées jusqu'à fin août. Les entreprises de moins de 50 salariés dans le secteur du BTP bénéficieront aussi d'un élargissement de ces mesures.
Prime carburant doublée et assouplie
Serge Papin, ministre des PME, a annoncé la simplification de la prime carburant, qui passera de 300 à 600 euros, sans conditions restrictives. Cela permettra aux entreprises d'aider plus librement leurs salariés, tout en maintenant la prime défiscalisée et désocialisée.
Revalorisation des indemnités kilométriques
Pour sa part, Stéphanie Rist, ministre de la Santé, a noté que les aides à domicile bénéficieront d'une revalorisation des indemnités kilométriques, permettant un soutien supplémentaire dans un contexte difficile. Un programme de leasing social pour l’accès aux voitures électriques est également à l’étude pour ces professionnels.
Ces mesures reflètent la volonté du gouvernement de protéger les citoyens tout en naviguant dans une période d'incertitude économique, avec un rôle accru des experts et des acteurs économiques dans la mise en œuvre de ces soutiens.







