Dans une tragédie récente, le Honduras a enregistré la mort d'au moins 25 personnes, certains médias rapportant que ces attaques seraient l'œuvre de groupes criminels. Près de la ville côtière de Trujillo, 19 ouvriers agricoles ont été abattus lors d'une attaque orchestrée dans la nuit de mercredi à jeudi. Ces ouvriers auraient été les employés d'un gang armé occupant illégalement des terres pour l'exploitation de palmiers à huile.
Adilia Castro, dirigeante d’une communauté proche de Rigores, a affirmé que les victimes appartenaient à un mouvement paysan. Elle a également évoqué la brutalité de l'attaque, précisant que de nombreuses victimes auraient été exécutées à l'aide d'armes lourdes. D'après Gerzon Velásquez, ministre de la Sécurité, ce massacre représente un tournant en matière de violence dans cette région, qui souffre depuis longtemps de la présence de narcotrafiquants et de criminalité liée à la terre.
Dans le même temps, à Omoa, une ville à la frontière avec le Guatemala, cinq policiers, ainsi qu'un civil, ont été tués au cours d'affrontements avec des narcotrafiquants. Le porte-parole de la police, Edgardo Barahona, a expliqué que les forces de l’ordre ont découvert les victimes dans une zone montagneuse frontalière. En réponse à cette montée de violence, le gouvernement a décidé d’envoyer des renforts policiers et militaires aux deux endroits touchés.
Ce climat de violence survient alors que le Parlement hondurien vient d’approuver des réformes censées lutter contre le crime organisé. Les experts de la sécurité, tels que Samuel Martínez de l’Observatoire de la criminalité, notent que ces réformes pourraient être un premier pas vers une meilleure gestion de la situation, mais soulignent également le chemin long et difficile qui reste à parcourir pour assurer la sécurité des habitants.







