Selon des déclarations faites ce vendredi 22 mai à l'AFP par Éric Straumann, le maire de Colmar, aucune alerte n'avait été déclenchée au sujet de la mère des deux garçons retrouvés, âgés de quatre et cinq ans, sur une route au Portugal. C’est seulement lorsque les enfants ne se sont pas présentés à l'école la semaine précédente que la mairie a pris l'initiative d’un signalement pour disparition inquiétante.
« Nous n’avions reçu aucun rapport sur des problèmes concernant la mère ou les enfants. Au sein de la communauté, la famille semblait sans histoire, installée récemment à Colmar, et les enfants fréquentaient respectivement une crèche et une école », a détaillé le maire. Il a ajouté que la mère travaillait dans le secteur hospitalier, ce qui ne laissait présager aucun problème.
Les enfants placés en famille d'accueil
Ce n’est qu’après leur absence prolongée à l'école que les autorités ont finalement réagi. « Au début, beaucoup pensaient qu’ils étaient en vacances. Mais face à leur absence le lundi, des inquiétudes ont émergé », a expliqué le maire.
« Nous espérions un retour rapide, mais la situation devenait de plus en plus préoccupante. »
La mère, âgée de 41 ans, a été interpellée à Fatima, au Portugal, avec son compagnon de 55 ans. Pendant ce temps, les deux enfants ont été placés dans une famille d'accueil au Portugal dans l'attente de leur retour en France, comme l'a rapporté le tribunal de Setubal dans un communiqué.
La situation soulève des questions importantes sur la sécurité des enfants et sur les procédures de signalement. Des experts tels que Nicole Guérin, psychologue pour enfants, évoquent la nécessité de renforcer la vigilance communautaire pour éviter de telles situations à l'avenir. « Chaque citoyen a un rôle, c'est essentiel de signaler toute anomalie », déclare-t-elle. La France, comme le rappelle la Le Monde, doit réfléchir sur ses pratiques d’alerte et de protection de l’enfance.







