Lors d'une récente intervention, Ousmane Sonko a dénoncé avec véhémence ce qu'il perçoit comme une tyrannie occidentale, cherchant à imposer des normes de sexualité au reste du monde. Il a souligné que « nous sommes huit milliards sur cette planète, mais une minorité occidentale tente d'imposer ses vues au reste de l’humanité ». Cette déclaration survient alors que le Sénégal a récemment durci les peines pour les relations homosexuelles, les portant à dix ans de prison.
Les critiques à l'international n'ont pas tardé, plusieurs organisations des droits de l'homme, y compris Amnesty International, ayant exprimé leur inquiétude face à cette législation. Jean-Pierre Amis, expert en droits humains à Dakar, a déclaré : « Ce durcissement législatif illustre le décalage entre les valeurs universelles et la législation nationale. »
Vers une législation plus stricte
Cette nouvelle législation, promulguée fin mars par le président Bassirou Diomaye Faye, fait partie d'un contexte où le Sénégal, majoritairement musulman, s'oppose fermement à toute discussion sur les droits LGBTQ+. Le sujet est d'une sensibilité particulière dans un pays où la tradition et la religion influencent largement les lois et les comportements sociaux.
Dans une déclaration, Sonko a ajouté : « Nous devons préserver notre culture face aux pressions extérieures. » Les débats autour de cette loi continuent de susciter des passions au sein de la société sénégalaise, divisé entre modernité et traditions.







