Le programme "13 heures découverte" nous emmène dans un voyage fascinant au Népal, au cœur de la majestueuse chaîne de l'Himalaya. Les journalistes de France Télévisions nous dévoilent un territoire mystérieux, perché à des altitudes vertigineuses.
Pour découvrir l'intégralité de cette aventure, visionnez la vidéo.
Nous plongeons dans les vastes étendues de l'Himalaya, la plus haute chaîne de montagnes de notre planète. Avec un impressionnant total de 14 sommets culminant à plus de 8 000 mètres, la vallée de Langtang, au Népal, abrite des villages isolés, perchés à environ 4 000 mètres d'altitude. Ces communautés, presque coupées du monde, dépendent de précieuses voies de ravitaillement. À bord d'un 4x4, nous enchaînons les derniers kilomètres d'un chemin sinueux, embrassant les contreforts de l'Himalaya.
"Là, je transporte 60-70 kilos"
Nous sommes à une altitude de 2 500 mètres, où notre véhicule commence à flancher. La fin de la route marque le commencement de notre aventure. Amrit Kc, notre guide, nous annonce : "La route s'arrête ici". Il prend en charge nos affaires pour nous guider jusqu'à un village isolé de la vallée de Langtang. Notre première étape est Sherpa Gaon, le village des Sherpas. Cette ethnie népalaise, emblématique des montagnes, est réputée pour sa force et son expertise en alpinisme. "Ils sont renommés pour leurs expéditions en montagne et leur solidité", note Amrit de l'agence "Nepatrek".
Au fil de notre randonnée, nous croisons ces Sherpas, capables de porter d'énormes charges avec aisance durant des heures. Fushlungram Rai, un Sherpa de 59 ans, est l'un d'eux. Chaque jour, il transporte 60 à 70 kilos : "C'est relativement facile grâce à cette sangle frontale qui me permet de porter plus lourd", affirme-t-il. Aujourd'hui, sa cargaison contient légumes frais et denrées essentielles pour le village. "C'est mon métier, et j'en suis fier. Chaque fois que je vois ces montagnes, je sens qu'elles me disent : 'Sois le bienvenu'", partage Fushlungram.
"Dans ces montagnes, il y a toujours un risque"
Les clochettes des mules résonnent également, témoignant des caravanes qui transportent les charges les plus lourdes, allant des bouteilles de gaz à du matériel de construction. Gyalje Sherpa, muletier, souligne : "Le risque est omniprésent ici. De nombreuses mules ont perdu la vie à cause de chutes. Le plus difficile à transporter reste souvent le matériel de camping, surtout avec l'essor du trekking dans la région."
Après deux jours de marche, nous atteignons 3 000 mètres d'altitude. Pour deux randonneurs français, habitués à la montagne, l'expérience est impressionnante. [On se dit] que c'est magnifique d'être ici. On est chanceux d'apprécier ces paysages, même en marchant."
Kyanjin Gompa, un village isolé au bout de la vallée
Kyanjin Gompa se présente comme le dernier village de Langtang, point de rendez-vous des randonneurs et d'une partie du ravitaillement. "Bien que certaines marchandises soient livrées par hélicoptère, la majorité, comme les paquets de pâtes, arrivent par mule. Les Sherpas apportent également nos besoins quotidiens : boissons, chocolat et plus encore. Ici, la solitude fait parfois partie du quotidien, surtout avec mes proches si loin, bien qu'ils viennent me rendre visite de temps en temps", témoigne Mingmar Doma, propriétaire du gîte Buddha Inn.
Avec l'hiver qui approche, Kyanjin Gompa risque de devenir encore plus isolé, faisant face aux rigueurs des conditions climatiques de l'Himalaya.







