Le président américain Donald Trump a déclaré, le samedi 23 mai, qu'un accord entre l'Iran et les États-Unis est désormais à portée de main. Le ministère iranien des Affaires étrangères a également évoqué une « tendance vers le rapprochement ».
Le 23 mai 2026, Téhéran et Washington ont signalé un potentiel progrès dans leurs discussions après une longue période de tensions diplomatiques. Néanmoins, les deux parties restent prudentes quant à la possibilité de mettre un terme au conflit persisté au Moyen-Orient.
Dans ce contexte, Donald Trump a affirmé à la presse que les chances d'atteindre un accord favorable sont estimées à « 50-50 ». De son côté, Ismaïl Baghaï, porte-parole du ministère iranien, a également noté qu'après plusieurs semaines de négociations, une tendance au rapprochement est observable entre les positions des deux nations.
Un accord en phase de finalisation
Baghaï a révélé que son pays est en « phase de finalisation » d'un protocole d'accord avec les États-Unis dans l'optique de stopper les hostilités. Il a toutefois précisé que cela ne garantit pas l'atteinte d'un consensus sur les enjeux cruciaux entre les deux pays.
Il a également mentionné que la question nucléaire n’est pas à l’ordre du jour dans ces discussions, contrairement à celle de la levée des sanctions maritimes imposées par les États-Unis et la question du contrôle du détroit d’Ormuz, que l’Iran bloque de facto depuis le début du conflit.
Selon lui, le détroit d’Ormuz doit être envisagé comme un sujet à traiter directement entre l'Iran et Oman, les deux pays côtiers, évitant ainsi une implication américaine.
Simultanément, le secrétaire d'État américain Marco Rubio a jugé qu'une opportunité était présente pour un accord mettant un terme à la guerre, potentiellement dès ce samedi.
Des discussions aux contours encore flous
D'après CBS News, qui cite des sources proches des négociations, la dernière proposition pourrait inclure la réouverture du détroit d’Ormuz, la libération de certains actifs iraniens à l'étranger, ainsi qu'une prolongation des pourparlers de 30 jours. Le réseau ne précise cependant pas quelle partie a présenté ces suggestions.
Ce potentiel avancement intervient après des semaines de blocages et d’échanges menacés. Par ailleurs, Mohammad Bagher Ghalibaf, le principal négociateur iranien, a averti que son pays réagirait de manière « écrasante » si les États-Unis décidaient de reprendre les hostilités, en réaction à des informations faisant état de nouvelles frappes envisagées par Trump sur Téhéran.
Des événements au Liban révèlent aussi l'intensification des tensions, avec l'armée libanaise rapportant qu'une attaque israélienne a blessé un soldat, aggravant le climat dans un contexte de cessez-le-feu fragile entre Israël et le Hezbollah. Ces deux entités s'accusent mutuellement de violer régulièrement cet accord, effectif depuis le 17 avril.
Enfin, le Hezbollah a déclaré avoir reçu des assurances de soutien de l'Iran, tandis que le porte-parole du ministère iranien a réaffirmé la priorité de son pays à œuvrer pour un cessez-le-feu généralisé, y compris au Liban.
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