Dans un rebondissement majeur, Donald Trump a annoncé qu'un accord « largement négocié » avec l'Iran est désormais en phase de finalisation. Cet accord pourrait signifier la réouverture du détroit d'Ormuz, essentiel pour l'économie mondiale, fermé depuis trois mois, et le dégel d'avoirs iraniens actuellement sous embargo américain.
Jamais l'issue du conflit avec l'Iran n'a semblé aussi proche. Trump, sur Truth Social, a déclaré que la réouverture du détroit d'Ormuz, un passage clé de transit maritime, serait incluse dans l'accord, bien que les conditions exactes restent floues. Ce blocage affecte significativement l'économie mondiale, provoquant une inflation des prix du pétrole et des carburants, comme le souligne Le Parisien.
Bien que Trump ait toujours exprimé une ferme opposition à la possession d'uranium enrichi par l'Iran, Esmaïl Baghaï, porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien, a précisé que la question nucléaire ne fait pas partie des discussions actuelles. Cela laisse entrevoir que cet accord pourrait simplement être le début de futures négociations, suggérant une période de 30 jours avant la finalisation, selon CBS News.
Le dégel d'avoirs iraniens, estimé à des dizaines de milliards de dollars, pourrait également figurer dans l'accord. Il s'agit d'un point crucial pour le gouvernement iranien, qui a conditionné toute discussion à ce facteur. Cela pourrait permettre à l'Iran de reconstruire ses infrastructures, mais soulève également des craintes de réarmement.
Un accord, mais une défaite pour Donald Trump ?
Si l'accord est validé sans avancées concernant le nucléaire, Trump pourrait le percevoir comme une défaite, selon Ulrich Bounat, analyste géopolitique. L'ex-président américain a récemment discuté de la situation avec des leaders régionaux, y compris Emmanuel Macron, qui a mobilisé des forces alliées pour sécuriser le détroit d'Ormuz, soulignant l'interconnexion des enjeux régionaux.
Cette avancée dans les négociations a surgi après un blocage prolongé dans un cadre de cessez-le-feu respecté depuis le 8 avril. Toutefois, une mise en garde de la part de la partie iranienne s'est faite entendre, puisque Mohammad Bagher Ghalibaf a promis une réaction forte si les tensions devaient renaître, un contexte qu'explore de près Le Parisien.







