À la demande de la France, le Conseil de sécurité de l’ONU se réunit en urgence ce lundi pour discuter de la situation au Liban. Le président Emmanuel Macron a affirmé que « rien ne justifie l'escalade majeure en cours au Sud Liban ».
Israël a intensifié ses offensives, ordonnant des frappes ciblées sur la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah soutenu par l'Iran. Cette opération représente l'incursion la plus profonde des forces israéliennes au Liban depuis 26 ans. Selon Le Figaro, le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a déclaré que ces frappes visaient des « cibles terroristes », en réponse aux « violations répétées du cessez-le-feu » par le Hezbollah, qui aurait lui-même mené des attaques contre des sites israéliens.
Les tensions se sont exacerbées, avec le Hezbollah revendiquant une attaque par missiles contre un target militaire dans le nord d'Israël, un acte qui n’a pas encore été confirmé par l'armée israélienne. Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a déclaré que sans un arrêt immédiat des attaques du Hezbollah, « il n'y aura pas de calme » à Beyrouth.
Face à ces frappes, de nombreuses familles fuient la banlieue sud, et certains habitants expriment leur peur face à l'escalade militaire. Hadi, un jeune résident, a confié à l'AFP : « Nous avons immédiatement quitté la banlieue », en raison des déclarations israéliennes qui ont provoqué une « panique générale ».
Après une pause due à des pressions diplomatiques, Israël avait cessé ses frappes quotidiennes en avril, mais avec l'aggravation du conflit, les bombardements ont repris, ciblant des responsables du Hezbollah. En parallèle, Netanyahou a annoncé la prise de la forteresse médiévale de Beaufort, mettant en avant un « tournant majeur » des opérations.
Le Hezbollah, quant à lui, affirme qu’il combat les forces israéliennes autour de cette forteresse, qui a été une position stratégique auparavant utilisée par les troupes israéliennes avant leur retrait en 2000. Le conflit a débuté le 2 mars, suite à des contre-attaques du Hezbollah en réponse aux frappes israélo-américaines sur l'Iran.
En plus des frappes, l'armée israélienne a ordonné l'évacuation de plusieurs villages dans le sud. Israël Katz a précisé que l'objectif était de créer une « zone placée sous contrôle sécuritaire » de l'armée israélienne.
Alors que le président libanais Joseph Aoun dénonce l'« agression féroce » d'Israël, il insiste sur le fait que les négociations restent « le seul moyen de mettre fin à la guerre ». Un responsable américain a évoqué un plan proposé aux parties concernées, stipulant que le Hezbollah devait cesser toutes ses attaques en échange d'une retenue d'Israël sur ses frappes.
Depuis le début du conflit, le bilan humanitaire est tragique, avec plus de 3.412 personnes tuées au Liban et plus d'un million déplacées, tandis qu'Israël déplore 26 victimes, dont 25 soldats et un civil.







