Après avoir parcouru la France en camping-car pour réaliser des remplacements, le généraliste Martial a donné naissance à 'Médecins Solidaires'. Son objectif ? Faire appel à un grand nombre de médecins, chacun pour une période limitée, afin de garantir l'accès aux soins dans les zones médicalement désertifiées. Au micro de Faustine Bollaert, il expose son concept innovant.
Martial a dédié sa carrière à la lutte contre les déserts médicaux. Ayant toujours désiré exercer où l'accès aux soins est restreint, il a opté pour un parcours non conventionnel. Fort de dix années de formation, il a décidé de répondre aux besoins urgents des populations, déclarant : "Puisqu'on ne peut pas demander beaucoup à peu de médecins, il faudrait qu'on demande peu, mais à beaucoup plus de médecins." Ces réflexions marquent son engagement dans la médecine rurale.
En 2021, Martial, fraîchement diplômé, a entrepris un voyage en camping-car à travers la France, réalisant des remplacements dans des régions sous dotées. Pendant cinq mois, il a visité dix départements, du Cher à la Corse, alliant découverte du pays et réponse aux carences médicales. Cette expérience, bien que enrichissante, lui a apporté une nouvelle forme de fatigue : "Redécouvrir tous les quinze jours un nouveau territoire" clame-t-il, évoquant les défis de sa mission.
Au fur et à mesure de ses remplacements, il a observé des différences significatives entre la médecine de campagne et celle urbaine, pointant du doigt une approche plus intégrale, indispensable pour le quotidien des habitants. Dans ces régions, le médecin généraliste est souvent le seul point d'accès aux soins, renforçant ainsi sa motivation pour son projet actuel : "La médecine générale, c'est avant tout l'accès aux soins."
"Ce qui est très important, c’est qu’il y ait toujours quelqu’un"
Martial, médecin généraliste, sur l'importance des permanences en milieu rural
De cette riche expérience est née l'association Médecins Solidaires, fondée sur un principe simple : inviter des médecins volontaires à assurer des permanence dans des centres de santé en zones désertifiées. Chaque semaine, un nouveau praticien prend le relais, garantissant des consultations du lundi au samedi midi. "Ce qui est crucial, c’est qu’il y ait toujours quelqu’un", insiste-t-il, déterminé à résoudre cette crise sanitaire qui touche tant de Français.







