En 2022, la vie de plusieurs ménages dans un immeuble du quartier de Seebach à Zurich a basculé. Des expulsions massives ont eu lieu au prétexte de rénovations promises, mais aujourd'hui, quatre ans plus tard, ces appartements sont proposés à la location à des prix exorbitants sur Booking, affichant une augmentation de 400 % des loyers.
Ces locataires, qui bénéficiaient de loyers relativement abordables, ont vu leur situation changer du tout au tout. Par exemple, une résidente payait un montant de 1 490 francs suisses (environ 1 620 euros) pour un appartement de 3,5 pièces. Ce qui était un loyer raisonnable dans un contexte de hausse générale des loyers a été sacrifié au nom de travaux qui ne semblent jamais avoir eu lieu.
En recevant la lettre de résiliation, consultée par 20 Minutes, les familles ont été assurées que les rénovations nécessitaient leur départ. Cependant, ces promesses de relogement prioritaires après les travaux n'ont pas été honorées. Aujourd'hui, ces biens sont disponibles en location de courte durée sur la plateforme Booking, suscitant indignation et frustration parmi les anciens locataires.
400 % plus cher
Une des anciennes résidentes a déclaré : "C'est une mauvaise blague !" En effet, son appartement, initialement à 1 490 francs, est désormais proposé à 2 000 francs par mois. Après quatre ans d'attente, elle a été choquée de découvrir que cet appartement est désormais listé à 1 665 francs pour seulement cinq nuits.
"Aujourd'hui, louer cet appartement pour un mois coûte plus de 8 000 francs, une augmentation de plus de 400 % par rapport à ce que nous payions", a-t-elle expliqué, désabusée par la situation.
Aucune rénovation
Ce qui surprend encore plus ces anciens locataires, c'est l'absence totale de rénovations dans leur immeuble. Selon leurs témoignages, les lieux demeurent inchangés, malgré les promesses de modernisation. Contactée par 20 Minutes, la société gestionnaire Dinvest AG a déclaré que les travaux sont toujours en projet. Toutefois, ceux-ci ne devraient pas commencer avant le 31 janvier 2027, à la fin des baux temporaires actuels.







